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Un rêve de championnat anéanti par la COVID en 2020: «Ç’a été difficile, ça nous a maganés»

Yanick Jean a vécu difficilement l’arrêt des activités de la LHJMQ en 2020.
Yanick Jean a vécu difficilement l’arrêt des activités de la LHJMQ en 2020. Photo fournie par les Saguenéens de Chicoutimi
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2026-03-27T04:00:00Z

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En mars 2020, les Saguenéens s’apprêtaient à entamer leur parcours vers, espéraient-ils, ce premier titre tant attendu depuis plus de 25 ans à l’époque. Puis, la pandémie de COVID-19 est arrivée, forçant la LHJMQ à mettre un terme à ses activités et anéantissant ainsi le rêve de championnat de toute la population saguenéenne.

Les Sags avaient mis le paquet et pointaient au troisième rang de la LHJMQ avec 96 points. Tous les espoirs étaient permis, jusqu’à ce qu’ils s’évaporent.

« Ç’a été difficile, ça nous a maganés, se remémore l’entraîneur-chef et directeur général Yanick Jean. On s’est roulés en boule, ç’a été tough. Tu te dis : “Ça va être quand la prochaine fois ?” »

Les Sags ont vécu les contrecoups de cette pandémie en double, puisque Jean avait bâti une formation qui, espérait-il, serait compétitive sur deux saisons.

La première a été annulée et la deuxième, écourtée et disputée dans des amphithéâtres vides.

« Cette deuxième année-là, on n’a pas renforcé l’équipe comme on aurait pu parce que ça ne donnait absolument rien. Veut, veut pas, tu fais ça pour le monde et il n’y avait personne dans les gradins. »

Une fin sans au revoir

Parmi les transactions d’importance qu’avait réalisées Jean en vue des séries de 2020 : l’acquisition de l’attaquant de 20 ans Félix Bibeau des Remparts de Québec.

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Et, à cette période de l’année, les souvenirs reviennent chez ce dernier, qui, maintenant, fait partie du personnel d’entraîneurs de Yanick Jean.

« J’avais des souvenirs dans mon téléphone récemment. Au début, ça devait être une pause de deux semaines mais, finalement, il n’y a jamais eu d’au revoir parce qu’on est tous partis et on n’est jamais revenus. »

L’entraîneur adjoint des Sags Félix Bibeau, qui était avec l’équipe comme joueur quand la saison a été écourtée en 2020.
L’entraîneur adjoint des Sags Félix Bibeau, qui était avec l’équipe comme joueur quand la saison a été écourtée en 2020. Photo fournie par les Saguenéens de Chicoutimi

C’est donc comme ça qu’il a vu sa carrière junior prendre fin, ce qui lui remettait en plein visage les phrases répétées, année après année, par les vétérans en fin de parcours : « Profites-en, ça passe vite ».

Profiter de chaque moment

Il s’est d’ailleurs assuré que les joueurs de l’édition actuelle réalisaient la chance qu’ils avaient de pouvoir réaliser quelque chose de spécial ensemble.

« Je n’aime pas beaucoup parler de mon passé mais là, les situations se ressemblent. À Noël, on avait fait beaucoup d’échanges et les attentes étaient hautes. La pression était élevée. Quand j’étais arrivé, j’avais eu de la difficulté et je ressentais cette pression. J’en ai parlé avec les joueurs qui sont arrivés par des échanges. »

Bibeau espère maintenant que l’édition 2026 des Sags pourra quitter Chicoutimi, après les séries, en se disant non seulement au revoir, mais encore en le faisant en tant que champions.

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