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Un retour en classe bienvenue en Estrie

Ève Beauregard | TVA Nouvelles

2021-01-13T01:47:01Z

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Plusieurs adolescents en Estrie ont hâte de retourner sur les bancs d’école la semaine prochaine.

«En retournant à l’école, au moins, on va ravoir un certain contact physique avec des gens de notre âge», a affirmé Mathilde Johnson, une élève de secondaire 5 à l’école secondaire de La Ruche, à Magog.

L’école à la maison amène son lot de difficultés. «Tu as plein de distractions, ta console, ton téléphone. C’est dur de se concentrer», a expliqué Alexis Gauthier, un élève de secondaire 4 à la même école.

Pour ces adolescents, il s'agit d'une période déterminante pour leur future carrière, mais surtout, pour forger leur caractère et leur personnalité. Depuis le début de la pandémie, les intervenants dans les maisons des jeunes constatent un certain recul des acquis de ce côté.

«Dans la classe, à la maison des jeunes, il y a une démocratie sur la musique qu’on va mettre, sur l’activité qu’on va faire en soirée. On sent que ça leur a manqué et ils étaient beaucoup à fleur de peau», a expliqué Line Gendron, coordonnatrice à la Maison des jeunes de Coaticook.

Considérées comme essentielles, les maisons des jeunes peuvent demeurer ouvertes, et ce, malgré le couvre-feu. D'ailleurs, cette obligation de rester à la maison inquiète des intervenants, surtout pour les jeunes qui vivent une situation familiale précaire.

«On dit souvent "quand vous êtes sur le bord de péter les plombs, allez marcher, décompresser". Cette option-là, de 8 h à 5 h, elle est pas disponible», a souligné Mme Gendron.

La Santé publique de l'Estrie réalisera d'ailleurs une étude dans les prochains jours sur la santé mentale des jeunes dans une trentaine d'établissements scolaires. «On tenait à regarder les "stresseurs" liés au contexte scolaire, donc qu’est-ce qui a pu expliquer les enjeux psychologiques au cours de la dernière année. Et surtout, on a une série de questions sur qu’est-ce qui pourrait aider à maintenir la santé psychologique au cours de la prochaine année», a expliqué la Dre Mélissa Généreux, professeure-chercheuse en santé publique à l’Université de Sherbrooke.

Les résultats préliminaires devraient être rendus publics à la fin janvier.

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