Un Québécois sélectionné en quatrième ronde par les Royals de Kansas City: «Je pense que je suis le meilleur lanceur qu’ils ont repêché cette année»

Kevin Dubé
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Repêché en quatrième ronde par les Royals de Kansas City, lundi dernier, le lanceur québécois Louis-Philippe Langevin estime que la formation du Missouri a fait un excellent coup en le réclamant. «Je pense que je suis le meilleur lanceur qu’ils ont repêché cette année», a-t-il même lancé.
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Cette déclaration a de quoi surprendre, car les Royals ont réclamé trois lanceurs avant l'artilleur de Charlesbourg, soit Jac Caglianone en première ronde (il joue aussi au premier but), David Shields au deuxième tour et Drew Beam en troisième ronde.
Langevin, qui a passé la dernière saison avec l’Université de la Louisiane à Lafayette, étant nommé lanceur de l’année dans l’association Sun Belt, ne prétend pas être le meilleur du groupe par excès d'arrogance, toutefois.
Un état d’esprit
C’est davantage grâce à la confiance qu’il a en ses moyens, un attribut qui, croit-il, lui a permis de se rendre où il est aujourd’hui.
«Beaucoup de gens dans ma jeunesse ne pensaient pas que j'allais être capable de faire le midget AAA, de joindre l'ABC [Académie de baseball du Canada], ou d'aller jouer aux États-Unis. Ça fait en sorte que j'ai un feu en moi pour être prêt à aller leur prouver le contraire.
«Quand je suis sur le monticule, je pense que personne ne peut me toucher, que ce soit Mike Trout, Aaron Judge ou Shohei Ohtani. Bon, je ne les ai pas encore affrontés mais dans ma tête, quand j’arrive au monticule, il n’y a personne de meilleur que moi. Ce n’est pas que je pense que je suis le meilleur au monde mais plus qu'il faut que je me mette dans cet état d’esprit là quand j’arrive au monticule, si je veux performer», a-t-il expliqué aux médias de Québec réunis pour le rencontrer au Stade Canac, mercredi, deux jours après sa sélection par les Royals.

Le travail commence
Langevin est bien conscient du travail qu’il lui reste à accomplir s’il veut prouver qu’il est le meilleur lanceur de la cuvée 2024 des Royals.
D’ailleurs, cette réalité l’a fait redescendre de son nuage assez rapidement après l’euphorie de sa sélection en quatrième ronde, ce qui faisait de lui le joueur de la région de Québec repêché le plus tôt dans l’histoire.
«Dix minutes après, je me suis dit: ''Bon, c’est le temps d’aller travailler. Ce n’est plus juste d’aller à l’école et de s’entraîner, c’est rendu un travail". Je me suis dit: "Bon, ok, ça part".»
Et, effectivement, ça part. Jeudi matin, il sera dans un avion dès 6h en direction de l’Arizona, où il ira rencontrer certains membres de l’état-major des Royals et surtout officialiser son contrat avec l’équipe.
«Ce qui m’excite le plus, c’est qu’ils ont un très bon programme de développement de lanceurs», ajoute Langevin, qui veut continuer de travailler sur la diversité de ses lancers, lui qui a surtout été reconnu la saison dernière pour la qualité de sa balle rapide, un lancer qu’il utilisait «80% du temps».