Un Québécois raconte son expérience sur la glace des Jeux olympiques de Milan

Jessica Lapinski
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Un Québécois qui était aux premières loges du match inaugural de l’amphithéâtre Santagiulia, lieu des principales compétitions de hockey des prochains Jeux, est persuadé que l’aréna sera «top notch» quand sera disputée la première compétition olympique.
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«Je suis sûr [que la Ligue nationale] n’aura rien à dire, a émis Raphaël Bastille, en entrevue au Journal, samedi. [...] C’était le premier test et ce n’était vraiment pas si pire que ça.»
Dire que Bastille était aux premières loges pour l’inauguration du site, vendredi, relève de l’euphémisme. En fait, le hockeyeur originaire de Rivière-du-Loup a même inscrit le premier but, sur cette glace qui accueillera Sidney Crosby, Marie-Philip Poulin et Connor McDavid en février.

C’est que l’attaquant de 28 ans porte depuis cet automne les couleurs de Varese, une équipe qui évolue dans le championnat de hockey italien, à 45 minutes de Milan.
Comme la première compétition de test de Santagiulia a dû être repoussée, les formations ont appris récemment que les demi-finales et la finale de la Coupe Italie seraient jouées dans la nouvelle enceinte.

«On était chanceux! se réjouit Bastille. Dès qu’on a su qu’on pourrait y jouer, on a fait tout notre possible pour terminer dans le top 4.»
Bastille était bien au fait des retards de construction et des doutes qui entourent la nouvelle glace olympique. Même si, explique-t-il, les échos provenaient surtout de médias nord-américains et pas italiens.
Désorganisé, mais beau et neuf
Malgré la défaite de son équipe et ce trou – d’une grosseur de deux rondelles, estime-t-il – qui s’est formé dans la glace, il a vraiment apprécié sa chance, vendredi.
The first Olympic test event at Santagiuliana Arena is being delayed because there's a giant hole in the ice. They brought out a watering can to try and patch it. pic.twitter.com/357xeAY3kQ
— Chris Johnston (@reporterchris) January 9, 2026
«C’est vraiment beau, la luminosité est belle, et pour ce qui est de la glace, dans le fond, c’était le premier test», expose-t-il. Un trou qui se forme dans la patinoire, ça lui est arrivé aussi quand il jouait dans le championnat français, relativise-t-il.
De nombreux travailleurs étaient à pied d’œuvre avant le début du match. Quand il est arrivé sur la glace, Bastille a vu que certains vissaient des sièges dans une section qui n’était pas ouverte, vendredi.
D’ailleurs, en raison de la poussière engendrée par les travaux toujours en cours, la surface glacée n’était pas tout à fait blanche.
L’aréna, qui pourra accueillir environ 11 000 spectateurs durant les Jeux, a vu environ 5000 personnes s’asseoir dans ses gradins, vendredi, dont de nombreux partisans de Varese.

À l’arrivée de l’équipe sur le site, Bastille a constaté que tout n’était pas encore organisé. «Ils ne savaient pas où garer l’autobus», raconte-t-il, tout en rappelant que les Italiens ont encore environ un mois pour se préparer.
Les vestiaires terminés – trois sur 14, selon le journaliste Chris Johnston, de The Athletic – sont aussi très beaux, s’est réjoui Bastille.
Pas stressés, les Italiens
Ce dernier ne sait toutefois pas comment s’est déroulée l’expérience client, puisqu’il était sur la glace. Selon Johnston, certaines concessions alimentaires n’étaient pas encore prêtes.
Mais Bastille explique que les Italiens, eux, ne semblent pas trop s’inquiéter du court échéancier. La première rencontre olympique opposera les Américaines aux Tchèques, le 5 février.

«Les Italiens, ils ne se stressent pas trop avec ça, dit-il. De ce que je lisais sur ce qui s’écrivait en Amérique du Nord, c’était comme si c’était une catastrophe. Ça jugeait, ça disait que le trou dans la glace était énorme.»
«Mais le gars qui fait ça, c’est un Nord-Américain, c’est un professionnel, ajoute-t-il. Il a recruté des Italiens qui travaillent sur des patinoires ici.»
Et Bastille, qui avait vécu l’inauguration du Centre Vidéotron à Québec, quand il portait les couleurs de l’Océanic de Rimouski, en 2015, a «vraiment tripé», vendredi.