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Un quart de siècle sans grand éclat: quelles sont vos équipes d’étoiles du Canadien?

Martin Chevalier / JdeM
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-01-17T05:00:00Z

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Non, le Canadien ne nous a pas gâtés au cours des 25 dernières années. Alors que les partisans des deux générations précédentes étaient habitués à assister à un défilé de la coupe Stanley un printemps sur deux, ceux de l’époque actuelle se croisent plutôt les doigts dans l’espoir que leurs favoris participent aux séries éliminatoires de temps en temps.

Depuis le tournant du siècle, le Tricolore a raté la grande danse du printemps à 11 occasions. Onze fois en 24 saisons. Au cours de ce quart de siècle, le Canadien n’a remporté que 11 séries. Considérant qu’il a atteint les finales d’association à trois reprises, dont la fois où il s’est rendu en finale de la Coupe Stanley, ça ne laisse pas beaucoup de printemps radieux.

Sur le plan individuel, ça n’a pas valu cher la livre non plus. Il y a quelques semaines, le collègue Jean-Nicolas Blanchet en faisait le triste constat dans sa chronique. Après Carey Price et Shea Weber, c’est plutôt tranquille en candidature pour le Temple de la renommée.

Le Canadien n’a présenté aucun marqueur d’au moins 40 buts depuis Vincent Damphousse, en 1993-1994. Stéphane Richer est le dernier à avoir atteint le mythique plateau des 50 buts. C’était en 1989-1990. Ne cherchez pas non plus de marqueur d’au moins 90 points. Pierre Turgeon est le dernier à y être parvenu avec ses 96 points, en 1995-1996.

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Néanmoins, on a eu droit à quelques flashs ici et là. Des joueurs qui, à certains moments précis de leur carrière, ou par leurs années de services, se sont démarqués du lot. Ce n’est pas la mer à boire, mais il y en a eu suffisamment pour pouvoir composer deux équipes d’étoiles.

Au mois de décembre, un panel de membres des médias, de joueurs retraités et de dirigeants de chacun des marchés a été appelé à composer les deux équipes d’étoiles des 25 dernières années de leur équipe respective.

Dimanche, la LNH procédera au dévoilement des deux équipes d’étoiles du Canadien (un gardien, deux défenseurs et trois attaquants). Le Journal ne faisait pas partie de ce panel. Mais on tenait tout de même à vous présenter nos deux constellations. Soit dit en passant, Jean-Nic et moi ne sommes pas souvent d’accord. Mais là-dessus, nous sommes arrivés à la même liste. C’est la preuve que les choix étaient minces.

1 re équipe d’étoiles

Carey Price

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Impossible de passer à côté de celui que la majorité de ses pairs considère comme le plus grand gardien de son époque. Il a accroché ses jambières au premier rang des hommes masqués les plus victorieux de l’histoire du Canadien (361). Il a connu la meilleure de ses 15 saisons en 2014-2015, un hiver au terme duquel il a gravé son nom sur les trophées Hart, Ted-Lindsay, Vézina et William-M.-Jennings.

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Shea Weber

Ben Pelosse / JdeM
Ben Pelosse / JdeM

Il fait désormais partie des immortels du hockey. Son passage de cinq saisons avec le Canadien aura été marquant à plusieurs niveaux. Son leadership incontesté et sa prestance auprès de ses coéquipiers lui ont valu le C de capitaine durant quatre saisons. Pierre angulaire de la défense du Tricolore, il était aussi efficace en attaque que près de son gardien. On retient de lui son tir frappé dévastateur.

Andrei Markov

Photo d'Archives, Ben Pelosse
Photo d'Archives, Ben Pelosse

Il occupe le deuxième rang des pointeurs chez les défenseurs du Canadien (572, à égalité avec Guy Lapointe). Doté d’une vision du jeu incroyable et reconnu pour la précision de ses passes, il a été le quart de l’attaque massive du Tricolore pendant la grande majorité de sa carrière de 16 saisons à Montréal. Une chicane de coq avec Marc Bergevin l’a empêché de devenir le sixième joueur de l’histoire à disputer 1000 matchs dans l’uniforme tricolore.

Saku Koivu

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PHOTO D'ARCHIVES, PIERRE-PAUL POULIN
PHOTO D'ARCHIVES, PIERRE-PAUL POULIN

L’époque du Finlandais à Montréal est l’une des moins glorieuses de l’histoire du Canadien. Il a été le joueur de centre numéro un de son équipe durant une grande partie de ses 13 saisons à Montréal, connaissant au passage deux campagnes de plus de 70 points. Il est celui dont le règne de capitaine a été le plus long (10 ans, à égalité avec Jean Béliveau). Il est devenu l’inspiration d’une génération en revenant au jeu après avoir combattu un cancer.

Tomas Plekanec

PIerre-Paul Poulin / JdeM
PIerre-Paul Poulin / JdeM

Ses 606 points en 984 matchs en font le meilleur pointeur de ce premier quart de siècle chez le Canadien. C’est pourtant pour son jeu défensif qu’il a laissé sa marque à Montréal. Spécialiste des mises en jeu et de l’infériorité numérique, il a marqué 20 buts à court d’un homme, ce qui le place au septième rang du circuit pendant sa période d’activité. Dans l’histoire du Canadien, seul Guy Carbonneau en compte plus (28), mais personne ne s’est approché de lui au cours des 25 dernières années.

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Alex Kovalev

JMTL
JMTL

Celui que l’on surnommait l’Artiste fut assurément le joueur le plus spectaculaire chez le Canadien au cours de ce premier quart de siècle. Son passage fut bref (seulement quatre saisons complètes), mais remarqué. Électrisant en raison de ses feintes, de la fluidité de son coup de patin et de son tir des poignets, celui que Bob Gainey avait acquis des Rangers pour pratiquement rien, en mars 2004, a maintenu le plus haut taux de point par match (0,84) chez le Tricolore depuis le 1er janvier 2000.

2 e équipe d’étoiles

José Théodore

Photo d'archives, AFP
Photo d'archives, AFP

Gardien numéro un du Canadien à l’époque où l’équipe en arrachait partout, Théodore a accompli quelques petits miracles. C’est en grande partie grâce à lui si le Tricolore a été en mesure de se qualifier pour les séries éliminatoires, par la porte arrière, aux printemps de 2002 et de 2004. Lors de ces deux mêmes printemps, il a éliminé, presque à lui seul, les Bruins de Boston. Ses prouesses de 2002 lui ont valu de graver son nom sur les trophées Hart et Vézina.

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P.K. Subban

JOEL LEMAY/AGENCE QMI
JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Un diamant brut qui ne demandait qu’à scintiller. Il est assurément l’arrière le plus complet que le Tricolore a vu passer à sa ligne bleue en 25 ans. Bon gabarit, robuste à ses heures, capable de repérer un coéquipier bien placé ou de se porter lui-même en attaque, Subban a été l’un des éléments importants des succès de l’équipe au tournant des années 2010. Son travail a été reconnu par l’octroi du trophée Norris en 2013.

Sheldon Souray

REUTERS/Andy King
REUTERS/Andy King

Souray était capable de défendre ses coéquipiers et de distribuer de solides coups d’épaules et son lancer frappé faisait trembler les gardiens adverses. Surtout au cours de la saison 2006-2007. Cette saison-là, il a établi un record pour un défenseur de la LNH avec 19 buts en supériorité numérique. Une marque qui tient toujours 18 ans plus tard. Chez le Canadien, son total de 26 buts l’a placé tout juste derrière les 28 inscrits par Guy Lapointe en 1974-1975.

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Nick Suzuki

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

L’actuel capitaine du Canadien produit à un rythme avoisinant le point par match depuis deux saisons. Leader silencieux de cette équipe, malgré son rôle de capitaine, Suzuki est l’un des joueurs qui affichent les aptitudes les plus variées de ce premier quart de siècle. À un certain moment, Martin St-Louis l’utilisait dans toutes les situations de jeu: forces égales, attaques massives, infériorités numériques. Une lourde tâche de travail qui n’a pas empêché Suzuki de ne rater aucun match depuis le début de sa carrière.

Max Pacioretty

Photo d’archives
Photo d’archives

On lui reprochera toujours sa timidité en séries éliminatoires, mais il est celui qui a fait soulever la foule de son siège le plus souvent en 25 ans. Il a connu quatre saisons consécutives d’au moins 30 buts. En 2013-2014, avec David Desharnais comme principal acolyte, celui qui allait devenir capitaine deux saisons plus tard est passé à un but d’être le premier joueur de l’équipe à atteindre le plateau des 40 buts en deux décennies.

Brendan Gallagher

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Joueur comptant actuellement le plus d’ancienneté chez le Tricolore, Gallagher a connu deux saisons d’au moins 30 buts. Peu d’entre eux ont été des pièces d’anthologie, étant souvent le résultat d’un travail acharné près du filet adverse. Sa façon de jouer sans retenue lui a valu bon nombre de blessures, dont quelques fractures aux mains. Toutefois, sa ténacité et son intensité s’inscrivent parfaitement dans la culture qu’on souhaite implanter chez le Tricolore.

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