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Un premier trio en mission

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-03-12T10:48:15Z

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VANCOUVER | Cette course aux séries n’a rien d’évident. Surtout mentalement. Ils ont beau ne pas vouloir regarder le classement et se concentrer strictement sur la tâche à accomplir, les joueurs du Canadien savent qu’ils ne peuvent se permettre de laisser le moindre point sur la table.

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Dimanche et lundi, sans même jouer, le Tricolore avait vu l’écart le séparant de la dernière place aux séries se creuser de deux points. Il ne pouvait donc pas se permettre de perdre ce match face aux Canucks, surtout après n’avoir récolté qu’un seul point sur les quatre qui étaient disponibles depuis le début de ce voyage.

Nick Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky ont pris les choses en main. Chaque membre de ce trio a marqué un but pour mener le Canadien à un gain de 4 à 2.

«On se bat pour quelque chose gros, cette saison. On essaie de mener par l’exemple et de faire le travail. Ce soir, ça a bien fonctionné», a déclaré Cole Caufield, auteur de son 32e but de la saison.

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Oui, ça a fonctionné. Et rondement à part de ça. À forces égales, cette unité a dominé l’adversaire 26 à 9 dans les tentatives de lancer. On parle ainsi d’un indice de possession de rondelle de 74,29%.

C’est ce qui s’appelle une domination. D’ailleurs, face à eux, les Canucks ont joué sur les talons toute la soirée. La zone neutre avait des allures d’autoroutes, tout comme les premiers mètres de la zone adverse.

«J’avais l’impression que c’était beaucoup plus ouvert que lors d’autres matchs», a convenu Slafkovsky, auteur d’un but et deux passes, ce qui lui a valu d’être nommé la première étoile du match. «On a utilisé ça à notre avantage pour faire de beaux jeux et marquer des buts.»

Apprendre à résister

Les Canucks, qui n’ont pas le droit à l’erreur non plus, ont tenté une poussée en troisième période. Il est arrivé cette saison que les troupiers de Martin St-Louis soient pris de panique en voyant l’adversaire remonter la pente. Mardi, ce ne fut pas le cas.

En matinée, l’entraîneur-chef du Canadien avait mentionné que son groupe se trouvait au cœur d’une autre étape de son processus de développement: celle d’apprendre à gagner.

Évidemment, apprendre à maintenir une avance en fait partie.

«On savait qu’ils allaient donner une poussée, mais on ne leur a pas donné grand-chose. On a passé du temps en zone offensive. On n’a pas juste essayé de se défendre», a déclaré l’entraîneur-chef.

«Plus on obtient de répétitions dans ce type de situation, plus on devient à l’aise. Ce ne sont pas des périodes faciles à jouer lorsque tu détiens une avance comme celle-là. Tu sais que l’autre équipe s’en vient, qu’elle prend plus de risques», a-t-il ajouté.

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«Une décision épouvantable»

Des décisions douteuses d’arbitres, ça fait également partie de l’adversité qu’une équipe peut rencontrer. On en a eu un bel exemple lorsque David Savard a été chassé pour, apparemment, avoir donné un coup de bâton à Pius Suter.

Trente-deux secondes plus tard, Elias Pettersson réduisait l’écart à un seul but.

«Ils sont revenus dans le match en raison d’une décision épouvantable de l’un des arbitres. Tu te fais frapper à la jambe par une rondelle et ça devient une punition. C’est fou», a lancé Caufield, faisant référence au fait que Suter était tombé sur la glace en raison d’un tir de l’un de ses coéquipiers.

«Malgré tout, on a trouvé une façon de résister et de gagner. C’est une grosse victoire. Le genre de victoire sur laquelle on peut bâtir», a poursuivi l’Américain.

Un gain grâce auquel le Canadien est revenu à deux points d’une place en séries éliminatoires.

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