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Un premier temps des Fêtes à Saguenay pour des Ukrainiens

David-Alexandre Vincent /Agence QMI

David-Alexandre Vincent | Agence QMI

2022-12-31T19:38:51Z

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Une famille ukrainienne qui a fui la guerre cet été célèbre son premier temps des Fêtes à Saguenay.

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Pour Oleskii et Tatiana Koshel, qui ont dû quitter leur pays de façon précipitée avec leurs deux enfants de 8 et 15 ans, les célébrations auront une signification particulière cette année. 

Ils seront loin des leurs, mais en sécurité. Dans leur tradition orthodoxe, l’ouverture des cadeaux se fait dans la nuit du 31 décembre. Le jour de Noël, lui, se tient le 7 janvier.

La famille est arrivée à la fin juin dans le secteur de Jonquière, alors qu’elle habitait Melitopol, une ville du sud de l'Ukraine qui, depuis fin février, est sous occupation russe. Des bombardements et des tanks dans les rues faisaient partie de leur quotidien.

À leur entrée au pays, ils ont pu bénéficier d’un important soutien de la Fabrique de la paroisse de Saint-Dominique, qui avait lancé une campagne de financement pour accueillir des familles ukrainiennes. 

On a pu les aider à trouver un logement et des vêtements chauds pour l’hiver, notamment.

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Une adaptation qui se passe plutôt bien

Tous les jours ne sont pas faciles, mais les membres de la famille tentent de s’acclimater à leur nouvelle réalité saguenéenne. Les parents Oleskii et Tatiana suivent des cours de francisation à Chicoutimi. «C’est très difficile», a lancé Tatiana, en riant.

Yaroslav, âgé de 15 ans, fréquente la polyvalente d’Arvida. Il arrive à communiquer en anglais avec ses professeurs, mais la distance avec ses amis de l’Ukraine lui manque beaucoup. 

Quant à son frère cadet Arsenii, huit ans, ses camarades de classe se sont intéressés dès le départ à sa culture. Il a même développé une façon de communiquer avec eux malgré la barrière de la langue. Le petit Ukrainien était aussi très excité de vivre un premier vrai hiver.

«Dans notre pays, il peut avoir un peu de neige, mais ça dure maximum trois jours, a raconté sa mère. Quand on est arrivé, Arsenii se demandait où est la neige, il regardait tout le temps dans la fenêtre pour voir quand ça allait arriver.»

Bien que l’avenir reste inconnu pour eux, la famille a tenu à remercier tous les Saguenéens qui ont fait preuve d’accueil et qui se montrent ouverts et généreux depuis les derniers mois.

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