Un pointage qui ne reflète pas l'allure du match: «On a surtout été malchanceux», a insisté Nick Suzuki

Jonathan Bernier
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Bien que le pointage laisse sous-entendre qu’on a eu droit à un match à sens unique, Martin St-Louis n’était pas prêt à classer la soirée des siens dans la catégorie des performances laissant à désirer.
«Nos intentions étaient là. On n’a pas fait beaucoup d’erreurs. Ce n’est pas un match de 4 à 0», a-t-il laissé tomber au terme de ce revers.
Dans le vestiaire de sa troupe, l’impression était la même.
«Je trouve qu’on a été malchanceux, a indiqué Nick Suzuki, qui disputait le 500e match consécutif de sa carrière. On a été victime de mauvais rebonds.»

D’ailleurs, personne ne semblait grandement impressionné par le jeu blanc de John Gibson.
«Oui, il a joué un bon match, mais on aurait pu faire un meilleur travail pour lui voiler la vue, a soutenu Zachary Bolduc. Mettre davantage de circulation vers le filet nous aurait apporté plus d’occasions de marquer et de succès en zone offensive.»
«Il a fait de bons arrêts, mais on a gaspillé nous-mêmes des occasions, a fait valoir le capitaine, auteur de quatre tirs au but. On n’a pas été en mesure de mettre la touche finale pour placer la rondelle derrière lui.»
Des passes de trop
À la défense des deux attaquants et de leurs coéquipiers, il faut dire que les Red Wings ont fait tout un travail pour bloquer l’accès à l’enclave et forcer les attaquants du Tricolore à demeurer en périphérie.
Et plutôt que de faire comme il est conseillé dans ce genre de situation – lancer des rondelles au filet – les Montréalais ont plutôt tenté de créer des brèches en multipliant les passes de trop.
«Leur façon de jouer nous a probablement incités à chercher à faire des passes supplémentaires dans des moments où il aurait fallu générer plus de chaos devant le filet», a analysé Noah Dobson.
Fowler déjoué... par la baie vitrée
Pour revenir aux mauvais bonds, Jacob Fowler a appris que les baies vitrées peuvent parfois être capricieuses.
Sur le premier but du match, la rondelle d’un dégagement qui devait normalement suivre la rampe est plutôt revenue en plein cœur de l’enclave. Fowler, déjà derrière son filet pour intercepter la rondelle, n’a pas été en mesure de revenir à temps pour empêcher Lucas Raymond d’ouvrir la marque.
«Je suis celui qui prend la décision de sortir ou non. Si j’étais resté devant le filet, ça ne serait pas arriver. C’est encore une chose que j’apprends, mais ça fait suer d’apprendre de cette façon.»
Le pauvre, ça fait deux fois en quelques semaines qu’une sortie hors de son demi-cercle se termine mal. Disons que, cette fois, c’était pas mal imprévisible.