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Un patineur québécois puise dans ses économies pour s’offrir les deux premières étapes de la Coupe du monde

Photo d’archives, DIDIER DEBUSSCHERE
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-11-03T23:00:00Z

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Parce que les Jeux olympiques de 2026 approchent à grands pas, le patineur de vitesse longue piste Christopher Fiola a décidé de puiser dans ses économies afin de participer aux deux premières étapes de la Coupe du monde en Asie.

En raison de sa quatrième place à l’épreuve du 500 m aux Championnats canadiens présentés à Québec il y a deux semaines, Fiola n’obtiendra pas de soutien financier de Patinage de vitesse Canada (PVC) pour couvrir ses dépenses lors de la Coupe du monde de Nagano du 22 au 24 novembre et de Pékin du 29 novembre au 1er décembre.

Photo AFP
Photo AFP

L’équipe canadienne peut toutefois miser sur quatre patineurs au 500 m à la condition que le quatrième assume ses dépenses. La facture s’élèvera à près de 5000$, mais Fiola estime qu’il s’agit d’un bon investissement pour sa carrière. Il a usé de quelques astuces pour réduire les dépenses.

«Mon billet d’avion me revient à seulement 1000$ parce que j’ai utilisé mes points de fidélité, a-t-il expliqué. Au Japon, je vais habiter dans un hôtel deux étoiles à 66$ la nuit avant l’arrivée de l’équipe canadienne. Parce que l’équipe est moins nombreuse au Championnat des quatre continents, je peux quitter plus tard que mes coéquipiers, ce qui me permet de réduire les dépenses.»

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Le médaillé d’or au sprint par équipe au championnat mondial quittera pour le Japon le 15 novembre. Ses coéquipiers s’envoleront six jours plus tôt pour l’Asie. «Ça aurait été le fun de participer aux Quatre continents, mais je me concentre sur l’essentiel.»

PVC exige toutefois que tous les patineurs logent à la même enseigne en Coupe du monde. Fiola devra donc quitter son hôtel deux étoiles pour retrouver le groupe. «La facture va passer de 66$ à 400$, a-t-il souligné. Je comprends la décision de PVC de vouloir que tout le monde soit ensemble. Ils ne veulent pas créer un précédent.»

«C’est important que j’investisse»

S’il aurait préféré éviter ces dépenses, Fiola estime qu’il ne pouvait pas se permettre de demeurer à la maison à 16 mois des Jeux de Milan-Cortina d’Ampezzo.

«Ça ne me tente pas de rester ici et d’avoir des regrets [quant au fait] que je n’ai pas participé à la Coupe du monde en 2024, a-t-il expliqué. Au départ, je pensais rester ici, mais ma blonde m’a ramené à la raison. J’ai assez attendu et ça vaut la peine d’y aller.»

«À l’approche des Jeux, c’est important que j’investisse, de poursuivre le patineur de 28 ans. Je dois aller chercher de l’expérience. Il y a quatre courses de 500 m en Asie. Je ne patinerai pas toute ma vie et j’aurais eu des regrets si je n’étais pas allé en Asie. Ça se produit aussi dans d’autres sports, [que] des athlètes doivent payer leurs dépenses.»

Besoin de faire des courses

Fiola sent qu’il a besoin de compétitionner. Blessé à un genou, il a participé à sa première course en plus d’un an lors des nationaux à Québec. Sa course précédente remontait au championnat mondial 2023 aux Pays-Bas.

«J’ai besoin de courir, a-t-il résumé. J’ai mal performé aux nationaux, mais je me sens en forme. J’ai parlé à mon entraîneur [Gregor Jelonek] et à mon préparateur physique [Jonathan Pelletier-Ouellet], et ils m’ont dit que ça ne servait à rien de rester à Québec, parce que les gains en gymnase sont déjà faits.»

Parce que le Canada comptera sur une équipe complète de cinq patineurs par épreuve à Calgary et sur une formation de 24 patineurs à Milwaukee à l’hiver, Fiola est assuré de participer à ces deux étapes de la Coupe du monde.

Groupe B pour débuter la saison

À l’exception de Laurent Dubreuil, les autres patineurs canadiens n’ont pas obtenu de bons résultats au 500 m l’an dernier, ce qui signifie que Fiola, Yankun Zhao et Anders Johnson débuteront la saison dans le groupe B. «On sera tous au même niveau pour le début de saison, le Québécois a-t-il précisé. On part tous à zéro.»

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