Un pas de recul pour une skieuse québécoise qui est écartée de l’équipe canadienne


Richard Boutin
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Évincée de l’équipe canadienne seulement quelques jours avant le départ pour un camp sur neige en juin, Sarah Bennett n’a pas été surprise de la décision de Canada Alpin compte tenu de ses résultats des deux dernières saisons, mais elle aurait souhaité être prévenue plus tôt.
Sachant qu’elle n’avait pas satisfait aux critères de sélection de Canada Alpin, tout comme d’autres athlètes qui ont néanmoins conservé leur statut, Bennett croyait tout de même être du voyage avant de recevoir la nouvelle de son exclusion de l’équipe canadienne.
«Cette décision ajoute un nouveau stress dans ma vie, a raconté la skieuse de 23 ans de Stoneham, qui a été blessée à une épaule à sa première saison et qui n’a pas été en mesure de se qualifier pour la deuxième manche une seule fois l’an dernier. C’est beaucoup de gestion et d’organisation. La décision ne représente pas une surprise, mais je me questionne sur le moment de me l’annoncer. Plein d’athlètes ne remplissent pas les critères. De mon côté, je ne suis pas dans le top 25 de la liste de départ en Coupe du monde. C’est peut-être la raison pour laquelle j’ai été coupée.»
La recherche de commandites est encore moins évidente en juillet, quand beaucoup de monde est en vacances. «Les gens n’ont pas la tête aux commandites en plein été. Quelques commanditaires de l’an dernier continuent de m’appuyer même si je ne suis plus en Coupe du monde. J’ai aussi reçu des dons privés et j’ai débuté une campagne de sociofinancement. Certains commanditaires ont aussi jugé plus important de m’aider en ce moment compte tenu que j’ai moins d’appuis financiers.»
Absente en Autriche
La saison de slalom géant débute en fin de semaine à Sölden, en Autriche. Bennett brillera par son absence. «Ça ne ferait pas beaucoup de sens de me rendre en Autriche, a-t-elle mentionné. Je sais que je suis l’une des meilleures skieuses au Canada, mais j’ai besoin de confiance et de constance pour revenir en Coupe du monde. Quand tu pars toujours dans les dernières et que tu ne réussis pas à descendre tes points FIS, c’est difficile pour le moral. C’est pourquoi ça ne fait pas de sens d’aller en Autriche.»
Bennett sera-t-elle dans le portillon de départ à Tremblant les 7 et 8 décembre? «Il n’y a aucune raison de prendre le départ en Coupe du monde si je n’ai pas dominé dans le circuit nord-américain, a-t-elle expliqué. Ma saison en Nor-Am va débuter à la mi-novembre.»
Nouvel entraîneur
La bonne nouvelle est que Bennett va s’entraîner sous les ordres de Steve Smart en Colombie-Britannique. Smart est le père d’Amelia, qui est membre de l’équipe canadienne et qui a pris part aux Jeux olympiques de Pékin, ainsi que d’Eleri, qui va s’entraîner en compagnie de Bennett. Les deux vont prendre part aux épreuves du circuit américain, où Bennett a pris le 5e rang en 2022.
«Au départ, c’était uniquement pour l’entraînement présaison, mais nous allons passer l’année ensemble, a indiqué l’étudiante en communication à l’Université Concordia. On sera ensemble pour un camp en Suède. Je connais Eleri depuis longtemps et on va se pousser l’une et l’autre. Je vais payer uniquement mes dépenses personnelles.»