Un partisan des Bruins fait bien à l’Omnium Banque Nationale de Montréal


Mylène Richard
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Sebastian Korda l’a dit un peu sur le bout des lèvres, conscient que les partisans du Canadien détestent ceux de Boston, mais il est un fan des Bruins.
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«Ce n’est pas le meilleur endroit pour raconter ça!» a lancé en riant le 18e joueur de tennis au monde, un copain de Jonathan Huberdeau.
Cette passion pour les Bruins lui vient de son père, Petr, un ancien joueur de tennis tchèque et ami de Zdeno Chara.
«Il était le capitaine et chaque fois qu’il venait jouer en Floride, on habitait près de Tampa [il est né à Bradenton], on allait le voir», a raconté celui ayant joué au hockey jusqu’à 11 ans. «Enfant, j’étais un partisan des Bruins et je le suis resté.»
Deux abandons et la pluie
Depuis son arrivée à Montréal, Korda a joué un peu de chance. Champion dimanche dernier à Washington, là où son père avait triomphé il y a 32 ans, il n’a que très peu foulé les terrains à l’Omnium Banque Nationale. Il y a eu la pluie, mais aussi l’abandon du Canadien Vasek Pospisil après 19 minutes de jeu, mercredi, au premier tour, et le forfait pour maladie du Norvégien Casper Ruud, samedi en fin de journée.
«J’aime toujours ça affronter Casper. Il est l’un de mes joueurs préférés, l’un des athlètes les plus gentils de l’ATP. Je lui souhaite le meilleur et j’espère qu’il sera remis pour Cincinnati et les Internationaux des États-Unis», a espéré celui qui a profité de la pluie pour jouer au PlayStation, au babyfoot et qui s’est entraîné à l’intérieur avec Flavio Cobolli, finaliste à Washington.

Premier gain contre Fritz
En avant-midi, l’Américain de 24 ans a vaincu son compatriote et neuvième tête de série, Taylor Fritz, 6-6 et 7-6 (4), non sans avoir trimé dur.
«Ce n’était pas évident avec le vent. J’essaie de jouer du tennis agressif. Il m’a donné du fil à retordre dans le passé, alors je suis content de la conclusion. J’espère que je pourrai poursuivre sur cette lancée», a-t-il souligné.
Korda a résisté en fin de deuxième manche à une poussée de Fritz, qui l’a brisé pour provoquer un bris d’égalité qui a tourné en faveur de Korda, signant ainsi un premier gain en carrière face à Fritz.
«J’étais prêt pour une longue journée. Jouer deux matchs dans la même journée, ce n’est pas facile. Ça ne m’est pas arrivé souvent. En espérant que je pourrai me reprendre avec deux parties demain [dimanche]», a indiqué le frère de Nelly Korda, une golfeuse s’étant classée 22e aux Jeux olympiques de Paris.
En quarts de finale, Korda sera opposé au deuxième favori, Alexander Zverev, champion à Montréal en 2017. L’Allemand a vaincu le Danois Holger Rune, 13e tête de série, 6-3 et 7-6 (5).
Sur les traces de son père
Korda ne veut pas regarder trop loin, mais son père a déjà disputé la finale à Montréal, en 1991, battant au passage Andre Agassi et Jim Courier.
«Je n’en ai pas parlé avec lui. On a plutôt jasé de D.C. [Washington] et de comment c’était cool d’avoir les deux gagné là. Pour ici, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir d’ici la finale», a-t-il répondu avec justesse.