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Déficience intellectuelle: un parrain très présent même en temps de pandémie

Il est jumelé à son «filleul» depuis une quinzaine d’années

Photo portrait de Clara Loiseau

Clara Loiseau

2021-03-22T05:00:00Z

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Après plusieurs mois sans se voir à cause de la pandémie, des « parrains » et leur « filleul » en situation de handicap intellectuel ont hâte de partager des moments ensemble et de briser leur isolement.

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« Avant la pandémie, on faisait plein de choses ensemble comme des voyages, du pédalo l’été. On regardait aussi les matchs des Canadiens ensemble. Mais là, c’est difficile, on a hâte qu’elle finisse cette maudite pandémie », raconte Jonathan Larose, 38 ans, qui vit avec la trisomie 21 et qui est le « filleul » de Bruno Martin.

Jumelés par l’organisme Parrainage civique de la Vallée-du-Richelieu depuis une quinzaine d’années, les deux hommes ont su créer un lien indestructible.

« Jonathan, c’est vraiment un cœur sur deux pattes. [...] Il fait vraiment partie de ma famille. Nous deux, c’est vraiment “à la vie à la mort” », affirme M. Martin.

À cause des mesures sanitaires, Jonathan et Bruno, qui vivent tous les deux en Montérégie, n’ont pas pu se voir depuis plusieurs mois. Cela ne les empêche pas de s’appeler très régulièrement pour partager et se raconter leur journée de travail, explique Jonathan Larose.

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Même chose pour Isabelle Couture et son conjoint, qui trépignent d’impatience à l’idée de retrouver leurs deux « filleuls », Lorianne et Michael, et de recommencer à faire des activités ensemble.

« On dit que nous, on leur apporte quelque chose, mais eux aussi. Ils nous apportent tellement de bonheur et de simplicité », explique-t-elle.

Lumière

Pour le directeur général du Regroupement québécois du parrainage civique, Loc Cory, la pandémie a affecté tous les organismes et les 1084 jumelages de la province.

« On a vraiment pris un virage numérique [à cause de la crise] pour pallier le manque de réelles rencontres physiques entre les parrains et les filleuls. [...] Mais on sait que pour certains, c’est encore difficile en ce moment », explique M. Cory.

Toutefois, la pandémie a quand même eu le point positif de mettre en lumière la mission première du parrainage civique, puisque tout le monde a eu besoin de briser son isolement social, soutient M. Cory.

« En vivant seul ou même en famille, on a pu se sentir parfois isolés, mais nous, nos filleuls, c’est ce qu’ils vivent parfois au quotidien, pandémie ou pas », ajoute-t-il.


♦ Actuellement, plus de 660 personnes vivant avec une déficience intellectuelle sont en attente de jumelage. Les personnes intéressées à faire du parrainage peuvent se renseigner sur l’organisme de Parrainage civique de votre région.

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