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Un parcours sinueux dans la NCAA pour un quart-arrière en grande demande à sa sortie des rangs secondaires

Photo Timothy Matwey/LCF
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2026-03-29T00:41:14Z

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EDMONTON | Courtisé par une vingtaine de programmes, dont certains parmi les meilleurs de la NCAA, après l’école secondaire, le quart-arrière Christian Veilleux était promis à un brillant avenir, mais il n’a pas connu le parcours espéré.

Après deux saisons à Penn State, Veilleux a quitté pour Pittsburgh avant de compléter son parcours universitaire à Georgia State. « J’ai appris deux grosses leçons de mes cinq années dans la NCAA, a-t-il raconté. J’ai réalisé très vite que l’adversité serait au rendez-vous. Aussi tu dois te préoccuper de ce que tu peux contrôler sinon ça va aller mal. »

Quand il s’est engagé avec les Littany Lions, de Penn State, Veilleux réalisait un rêve de petit gars en se joignant à un prestigieux programme de Division de la NCAA. « C’était un rêve de jouer à Penn State, a mentionné le pivot de 6 pi 4 po et 220 livres. J’ai vécu une expérience positive à ma première saison en 2021 et j’ai rencontré ma fiancée. J’ai fait mes classes derrière le vétéran (Sean Clifford) et j’ai bien fait quand j’ai vu de l’action en fin de saison. Je croyais poursuivre sur ce momentum à ma deuxième saison et me battre pour le poste de partant. »

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Un scénario différent

Le scénario imaginé par Veilleux ne s’est pas matérialisé. « Clifford est revenu pour une 6e année et ils ont recruté un quart-arrière 5 étoiles (Drew Allar). Je me suis retrouvé comme troisième quart et je savais que je devais partir parce que le partant allait être plus jeune que moi et il avait beaucoup de talent. »

Allar est considéré dans le Top 5 des quarts-arrières admissibles au prochain repêchage de la NFL.

Veilleux n’aura été que de passage à Pittsburgh avant de signer avec Georgia State. « À ma première saison, j’ai débuté l’année comme partant, nous avons battu Vanderbilt deux semaines avant qu’ils surprennent Alabama, mais je me suis retrouvé sur le banc après une défaite contre Old Dominion. Cette année, je n’ai pas connu une bonne saison même si j’étais partant lors du premier match. Je me suis retrouvé comme troisième quart-arrière après la première partie. »

L’espoir toujours présent

Contrairement à Éloa Lantendresse-Régimbald, des Redbirds de McGill, qui évoluera à une autre position dans la LCF, Veilleux ne s’imagine à aucune autre position. « Je veux jouer quart-arrière et je ne me suis jamais posé la question. Avec les succès de Nathan Rourke avec les Lions, il y a plus d’espoir pour les quarts-arrières canadiens dans la LCF. Je voulais montrer que j’étais un pivot athlétique lors des tests et ça s’est bien passé. Je le sais que je suis athlétique, mais je ne le montre pas quand je joue. Je dois montrer de la constance, ce que je n’ai pas fait dans la NCAA. Le camp d’évaluation représente une chance unique de repartir à neuf. »

En plus de rencontrer la femme de sa vie à Penn State, laquelle l’a suivi à chacun de ses déménagements, Veilleux a tissé de forts liens d’amitié, notamment avec le receveur montréalais Malick Meiga.

« Nous avons développé une relation spéciale, a-t-il souligné. Quand je suis parti, il me manquait. À Pittsburgh, on a joué contre Penn State. Avec la présence de quatre Canadiens, nous étions vraiment une famille à Penn State. Nous étions tous des amis. Je pensais que c’était comme ça partout, mais ce n’est pas le cas comme je l’ai constaté à Pittsburgh et Georgia State. C’était un environnement spécial et je ne l’avais pas réalisé. »

Natif d’Ottawa où sa famille réside toujours, Veilleux aimerait bien se retrouver avec le Rouge et Noir. Il a été reçu en entrevue par Ottawa. Montréal et Calgary.

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