Saguenay: un ancien moulin transformé en maison à vendre pour 900 000 $

Kate Tremblay
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Un ancien moulin à farine transformé en résidence privée est à vendre au coût de 900 000 $ à Saguenay. Le bâtiment historique est un secret bien gardé dans le secteur de Laterrière.
«Un prêtre de la communauté des oblats, le père Jean-Baptiste Honorat, va décider de fonder une colonie libre au Saguenay, a raconté le professeur d'histoire Jérôme Gagnon, en entrevue à TVA Nouvelles. On l'appelait en 1846 le Grand Brûlé. C'était pour soustraire les colons à cet état d'exploitation par le capital étranger qui régnait à l'époque de la compagnie Price. Et le moulin a été fondé en ce sens-là.»
Il est devenu un moulin à farine, avant d’être vendu à la famille Gauthier de Laterrière et de tomber en ruines.
«À partir de 1969, on a Mme Hélène Vincent qui va l'acheter et procéder à des travaux majeurs de restauration pour en faire une résidence privée, a ajouté M. Gagnon. Il a été reconnu comme étant un monument historique classé par le gouvernement du Québec en 1973.»

Ses futurs propriétaires devront donc demander l'autorisation s'ils souhaitent effectuer des travaux ou apporter des modifications au bâtiment.
«Les gens en général trouvent que c'est un inconvénient, mais moi je trouve que c'est un avantage, a assuré l’actuelle propriétaire de la résidence, Marie Gendron. Quand le toit a été à refaire, le ministère a payé 40 % de la facture et on est très bien encadré.»
Mme Gendron, qui souhaite que la résidence devienne accessible au grand public, n'est pas pressée de procéder à la transaction.

Elle cherche des acheteurs sérieux qui sauront prendre soin du bâtiment et de l'immense terrain qui longe la rivière du Moulin.
«On connaissait le moulin, mon mari et moi, quand nous l'avons acheté en 2005, a expliqué Marie Gendron. Mais on ne pensait jamais y habiter parce que pour nous c'était un rêve inaccessible. Mais la vie nous réserve parfois de belles surprises. C'est véritablement un coin de paradis.»
«Je veux que ça devienne public, a-t-elle expliqué. Des fois je me lève et je me dis que c'est complètement ridicule. Je suis toute seule sur un terrain de 350 mille pieds carrés. Ça n'a pas de sens et ce n'est pas juste. Il faut que cet endroit-là soit démocratisé. Ce serait formidable de voir des enfants courir ici, de faire du camping, du sport et même d'organiser des spectacles.»

Mme Gendron confirme que des discussions sont amorcées, mais affirme qu'il est encore trop tôt pour en parler, même pour révéler par qui elle a été approchée.
«Que ça appartienne à tout le monde, là, je partirais le cœur léger», a-t-elle conclu.
La résidence compte deux chambres, une cave à vin et une bibliothèque remplie de livres ayant appartenu à Jean-Baptiste Honorat.