Un message à Team USA de la part de Caufield
Son but a permis de battre le Wild de Bill Guerin, qui est aussi le directeur général de l’équipe des États-Unis aux Jeux olympiques

Dave Lévesque
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Si Cole Caufield voulait faire un pied de nez à Team USA, il a choisi le bon moment pour le faire, et de la bonne façon.
En marquant son 25e but de la saison avec 15 secondes à jouer au match, il a inscrit son septième but vainqueur de la saison, ce qui le place sur un pied d’égalité avec Steven Stamkos au sommet de la LNH.
Pourquoi c’était le bon moment contre le Wild? Parce que Bill Guerin, qui est le directeur général de la formation américaine, est aussi le DG du Wild dans la vie de tous les jours.
«Ça fait du bien de gagner. On ne les avait pas battus depuis longtemps et c’est une belle victoire d’équipe», s’est contenté de dire Caufield, qui a aussi admis qu’il aimerait parfois marquer plus tôt dans les matchs.
Comment expliquer que l’attaquant de 25 ans soit aussi décisif quand le match ne tient qu’à un fil?
«Il a les atouts pour ça, il a la confiance qui vient avec ça parce qu’il l’a fait toute sa vie», a résumé Martin St-Louis, qui sait deux ou trois choses sur l’art de marquer des buts importants.
Enfin!
Phillip Danault a inscrit son premier but depuis qu’il est de retour avec le Canadien, ouvrant la marque en première période. C’était son premier but de la saison. En fait, il s’est écoulé 274 jours depuis son dernier but, au mois d’avril.
«T’es sûr? Même en comptant les séries? Ayoye! Ça fait beaucoup, mais j’ai scoré un peu pendant l’été, a-t-il blagué. Mais c’est sûr que ça fait du bien [...] et au Centre Bell, ça ne pouvait pas être mieux.»
Danault veut contribuer offensivement même s’il sait que c’est d’abord pour son expertise au cercle des mises en jeu que le Canadien a fait son acquisition.
«J’ai essayé de remettre à zéro mon état d’esprit hier et de me concentrer sur le positif seulement, de ne pas trop me concentrer sur les buts, mais j’ai fait du vidéo ce matin avec Trevor [Letowski, entraîneur adjoint], il m’a montré une couple de places où je devrais être sur la glace pour augmenter mes chances de marquer et ç’a fonctionné.»
Des excuses
Une situation pour le moins burlesque est survenue en fin de deuxième période quand Marcus Foligno s’est «enfargé» dans la ligne bleue en reculant et qu’on a décerné une pénalité à Hutson pour avoir fait trébucher.
Le problème, c’est que Hutson était assez loin de Foligno pour que son bâton ne se rende pas jusqu’à lui. Il était éberlué quand l’officiel est venu le chercher au banc de son équipe pour qu’il se rende à celui des pénalités.

L’officiel qui a décerné la punition, le Québécois Eric Furlatt, a porté ses mains à son visage en se penchant quand il a vu la reprise à l’écran géant, et il a rapidement quitté la patinoire lors de la sirène signalant la fin de l’engagement.
Il est cependant allé voir Hutson avant le début de la troisième période.
«Il m’a dit qu’il était désolé. Je lui ai dit que c’était correct, mais qu’on était mieux de ne pas se faire marquer un but.»