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Un match pratiquement parfait

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-02-26T05:00:00Z

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Le Canadien n’a jamais réellement connu de succès face aux Hurricanes. Depuis la saison 2016-2017, il présentait un dossier de 3-15-3 contre la formation des Caroline. Si vous cherchez la définition de «bête noire», c’est pas mal ça. 

Comme ça arrive de temps en temps, un soir donné, hier, la bête a été domptée. De brillante façon, par la marque de 4 à 0.

Pour arriver à ses fins, la troupe de Martin St-Louis devait disputer un match pratiquement parfait, sans trop d’extravagance. Pas évident contre cette formation qui attaque en vagues et sans relâche.

Et pourtant, c’est le tour de force qu’elle a réussi. Étanche, se défendant en groupe de cinq, plaçant leur bâton dans lignes de passes et leur corps dans les lignes de tirs, les joueurs du Canadien ont limité les Hurricanes à 20 lancers, leur quatrième plus bas total de la saison.

«Accorder seulement 20 tirs à la Caroline, je n’ai jamais vu ça», a lancé Alexandre Carrier, au terme de la victoire.

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Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

En plus, pratiquement aucun n’est venu de l’enclave. Les rares fois où ça s’est produit, Samuel Montembeault a fait le travail en route vers son quatrième jeu blanc de la saison.

Une poussée des visiteurs l’a amené à s’illustrer au début de la troisième période, entre autres aux dépens de Jalen Chatfield.

Laine le passeur

Le léger regain de vie des Hurricanes s’est terminé quelques instants plus tard, lorsque ce même Chatfield a visité le cachot. Le Tricolore en a alors inscrit son deuxième but de la soirée en supériorité numérique.

Deux en cinq. Il y a de quoi se péter les bretelles considérant que les troupiers de Rod Brind’Amour présentaient, avant le match, le meilleur pourcentage d’efficacité du circuit en infériorité numérique (85%).

Patrik Laine, sans donner de coups de patin quand ce n’était pas nécessaire, a mené l’attaque montréalaise avec un but et deux passes (tout comme Nick Suzuki). En plus, il a marqué son but à forces égales. C’était le monde à l’envers.

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«En supériorité numérique, on a essayé de garder les choses le plus simples possible. On a été capable de profiter des rares moments d’égarement qu’ils ont eu. Ça nous a donné un élan de confiance», a déclaré le Finlandais.

Dire que ça ne semblait pas parti pour ça. Au début de la deuxième période, le Tricolore n’a pas été en mesure d’obtenir un seul tir au but pendant une attaque massive de deux hommes qui a duré 1 mins 17 s.

Encore Slafkovsky

À l’autre bout du spectre du nombre de coups de patin donnés, on retrouve Juraj Slafkovsky. Pour un deuxième match de suite, le Slovaque a joué avec aplomb. Il a utilisé son corps et son bâton pour remporter d’importantes batailles pour l’obtention de la rondelle. C’est ce genre d’effort qui lui a permis, quelques secondes plus tard, d’ouvrir le pointage.

Au risque de se répéter, c’est cette version de Slafkovsky qui lui permettra de connaître du succès dans LNH. À lui, maintenant, de le faire avec constance.

En raison de la victoire des Blue Jackets, le Canadien demeure à cinq points de la dernière place donnant accès aux séries éliminatoires. Au moins, il n’a pas perdu de terrain. La bonne nouvelle, c’est qu’il a gagné un rang au sein du groupe d’équipes qui luttent pour cette même place.

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