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Un match de fou qu’on n’attendait pas: les Cowboys et les Giants volent le show

Donovan Wilson a joué un rôle clé dans la victoire des Cowboys avec une interception qui a mené au placement victorieux, en prolongation, face aux Giants.
Donovan Wilson a joué un rôle clé dans la victoire des Cowboys avec une interception qui a mené au placement victorieux, en prolongation, face aux Giants. Getty Images via AFP
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2025-09-14T21:40:33Z

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On me demande parfois pourquoi j’aime tant le football. Je pourrais répondre que c’est parce que, par un beau dimanche, un duel qui n’annonce absolument rien de bon entre les Cowboys et les Giants tourne soudainement au grand classique.

Les Cowboys l’ont emporté 40 à 37 en toute fin de prolongation, dans un match ridiculement spectaculaire. Et pourtant...

La semaine dernière, les Giants avaient inscrit six pauvres points. Ils avaient été limités à 157 verges par les airs. Leur attaque était plus ennuyante qu’un vieux feuilleton romantico-dramatique américain des années 1980 qui repasse en boucle pour meubler du temps d’antenne à 15h. Le quart-arrière Russell Wilson avait l’air complètement lessivé.

Les Cowboys, eux, semblaient plongés dans une abyssale morosité après l’échange Micah Parsons. Plus personne ne semblait croire qu’ils allaient gagner un match avant que le tramway de Québec se mette en marche un jour.

Et voilà! Ces deux équipes, dont tout le monde se payait joyeusement la gueule, ont offert un spectacle enlevant. Comme quoi, dans la NFL, il ne faut rien tenir pour acquis. C’est toute la beauté de cette ligue et de ce sport.

Au fil des ans, la NFL nous a tellement poussé dans la gorge cette rivalité de division qui a produit des matchs atrocement souffrants à regarder simplement parce qu’il s’agit de deux énormes marchés télévisuels.

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La saison passée, il y a eu un match d’une grande platitude entre ces deux équipes à heure de grande écoute, un jeudi soir. En 2023, les Cowboys avaient anéanti les Giants deux fois, par des pointages de 49 à 17 et de 40 à 0. On ne s’attendait donc pas à un grand cru ce dimanche...

De grandes performances

Les Giants ont généré 506 verges d’attaque et les Cowboys, 478. Wilson, que j’étais le premier à envoyer au rayon des produits périmés la semaine dernière, a accumulé 450 verges et trois passes de touché. Ses 450 verges constituent le quatrième plus haut total dans l’histoire des Giants pour un quart-arrière.

Tout le match, il a fait pleuvoir les météorites en lançant des bombes à ses receveurs Malik Nabers (neuf réceptions, 162 verges et deux touchés) et Wan’Dale Robinson (huit réceptions, 142 verges, un touché). C’était un succulent pied de nez à tous ceux qui l’ont ridiculisé.

Son vis-à-vis, Dak Prescott, a répliqué par 361 verges et deux passes de touché.

La prolongation a été rendue possible grâce à un immense botté de 64 verges du botteur des Cowboys, Brandon Aubrey. C’était rien de moins que le troisième plus long botté de placement dans l’histoire de la ligue.

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Les Giants pensaient bien s’être sauvés avec la victoire quelques instants plus tôt, sur le deuxième touché de Nabers avec 25 secondes à jouer.

Au quatrième quart seulement, il y a eu cinq touchés. Un match de fou, qu’on vous dit!

Interception coûteuse

Comme si tout ça n’était pas assez échevelé, la défense des Giants s’est éveillée en prolongation pour forcer deux fois les Cowboys à dégager.

Russell Wilson a repris le ballon et s’est montré trop gourmand en forçant une bombe en pleine couverture, qui a été aisément interceptée par le maraudeur Donovan Wilson. C’est ce qui a mené au placement victorieux d'Aubrey, sur 46 verges. Un si beau match complètement gâché par une passe grotesque!

Après tout ça, les Cowboys présentent un dossier d’une victoire et une défaite. À leur précédent match, malgré tout le négatif les entourant, ils avaient quand même poussé les Eagles dans leurs derniers retranchements. On va commencer à se dire qu’ils ne sont peut-être pas si mauvais, après tout.

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La victoire a été la toute première de Brian Schottenheimer comme entraîneur-chef dans la NFL. Si les Cowboys avaient laissé échapper ce match, les tribunes téléphoniques à Dallas auraient quasiment demandé sa tête. Maintenant, tous aduleront plutôt leur équipe de l’Amérique. Ça ne vous fait pas penser à Montréal?


5 MOMENTS CLÉS

1. Les Eagles trop forts

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La revanche du dernier Super Bowl s’est soldée par une victoire des Eagles aux dépens des Chiefs. Le tournant est survenu au quatrième quart, quand les Chiefs étaient en retard par 13 à 10 et qu’ils cognaient à la porte des buts. Une passe de Patrick Mahomes a ricoché des mains de Travis Kelce dans celles du maraudeur recrue Andrew Mukuba pour une interception. Rien de plus crève-cœur après une séquence offensive de 14 jeux sur 74 verges qui a brûlé 8min11s. En reprenant le ballon, les Eagles ont inscrit le touché qui a fait la différence.

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2. Burrow se blesse

Getty Images via AFP
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Les Bengals ont remporté un deuxième match cette saison, mais ont perdu les précieux services de leur quart-arrière Joe Burrow, blessé à un orteil, face aux Jaguars. Des ligaments seraient déchirés et il pourrait rater plusieurs semaines. Baume sur leur malheur, son substitut, Jake Browning, a orchestré une poussée victorieuse en toute fin de match sur 92 verges. Il a lui-même terminé le travail par un touché au sol avec 18 secondes au cadran. Browning a terminé avec deux passes de touché, mais aussi trois interceptions.


3. De gros retours!

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Les Patriots ont battu les Dolphins de justesse au terme d’un quatrième quart rocambolesque. Les Dolphins ont d’abord vu Malik Washington retourner un botté de dégagement pour un long touché de 74 verges. Sur le botté d’envoi suivant, les Patriots ont répliqué par un autre touché sur un retour, cette fois d’Antonio Gibson, sur 90 verges. C’était la première fois depuis 1992 que deux touchés de suite survenaient sur des retours de botté successifs. Les Dolphins ont eu leurs chances par la suite, mais une interception horrible de Tua Tagovailoa leur a fait mal.

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4. Grosse gaffe

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Le duel entre les Seahawks et les Steelers était extrêmement serré jusqu’au quatrième quart, quand le porteur de ballon recrue des Steelers Kaleb Johnson a livré tout un cadeau à ses rivaux. Johnson a laissé filer un botté d’envoi dans la zone des buts plutôt que de le récupérer. Les Seahawks ont profité de cette bévue pour recouvrer le ballon dans la zone des buts pour un touché complètement inattendu. Cette erreur de débutant a accentué l’avance des Seahawks à 24 à 14. Les Steelers ont répliqué par un placement, mais le mal était fait.


5. Une pénalité coûteuse

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Les Colts ont surpris les Broncos par une victoire de 29 à 28, mais ils ont vécu des émotions en montagnes russes sur leur dernier jeu. Leur botteur Spencer Shrader s’est d’abord aligné pour un placement de 60 verges, qu’il a raté. Les Colts ont eu l’impression d’avoir perdu, mais un joueur des Broncos, Dondrea Tillman, a écopé d’une punition pour s’être servi du centre comme levier, ce qui est interdit. Shrader n’allait certainement pas manquer sa deuxième tentative sur 45 verges. Les Colts montrent un dossier de 2-0 pour la première fois depuis 2009.


LES GAGNANTS DE LA SEMAINE

1. Mac Jones

Il y avait longtemps que le quart-arrière n’avait pas vécu de moment heureux. Mis dehors par les Patriots et après un séjour infructueux à Jacksonville, il a abouti chez les 49ers et, en relève à Brock Purdy face aux Saints, il a lancé trois passes de touché.

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2. Les Lions

On se demandait si les Lions étaient devenus l’ombre d’eux-mêmes par rapport à la saison dernière après une défaite dans laquelle ils ont mal paru à la semaine 1, mais ils ont rebondi avec 52 points face aux Bears. Jared Goff a brillé par cinq passes de touché.

3. Les Ravens

Parlant d’équipes qui ont inscrit des tonnes de points, les Ravens ont rebondi de leur défaite crève-cœur en massacrant les Browns 41 à 10. Ils sont devenus la 13e équipe de l’histoire à inscrire au moins 40 points à leurs deux premiers matchs.

4. Jonathan Taylor

Le porteur de ballon Jonathan Taylor a été instrumental dans la victoire des Colts face aux Broncos avec une récolte de 165 verges au sol et de 50 sur des réceptions, en plus d’inscrire un touché.

5. Calais Campbell

L’infatigable vétéran ailier défensif de 39 ans des Cardinals a grandement aidé son équipe à battre les Panthers avec cinq plaqués et deux sacs du quart, dont un critique sur le dernier jeu du match aux dépens de Bryce Young.


LES PERDANTS DE LA SEMAINE

1. Les Chiefs

Après la défaite contre les Eagles, les Chiefs se retrouvent avec une fiche de zéro victoire et deux revers pour la première fois depuis 2014. Pour la première fois de sa carrière, en remontant au dernier Super Bowl, Patrick Mahomes a perdu trois matchs de suite.

2. James Hudson

Qui, vous dites? Le bloqueur des Giants James Hudson s’est fait remarquer pour les mauvaises raisons en devenant le premier joueur depuis 2000 à être pénalisé quatre fois sur une même séquence à l’attaque. Deux rudesses et deux hors-jeux. Ça va?

3. Les Bears

Deux semaines, deux scénarios identiques... Comme lundi dernier, l’attaque des Bears a amorcé le match de belle façon, mais les revirements et un jeu aérien inefficace ont coulé les Ours face aux Lions.

4. Justin Fields

Après un premier match très encourageant, le quart-arrière des Jets, Justin Fields, a été limité à 56 verges dans un massacre subi aux mains des Bills avant de quitter le match en raison d’une commotion cérébrale. Les Jets n’ont jamais été dans le coup.

5. Les Browns

Joe Flacco n’est pas le responsable des malheurs des Browns, mais combien de temps avant que l’équipe s’enlise et décide d’évaluer le jeune quart recrue Dillon Gabriel? C’est une question de temps.

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