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Un levier intéressant pour Hughes dans les négociations avec Hutson

TVA Sports

2025-10-02T23:20:42Z

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Contrairement à la croyance populaire, Lane Hutson pourrait détenir un avantage d’un point de vue fiscal en signant à long terme avec le Canadien de Montréal.

• À lire aussi: Jackson LaCombe n’est pas un bon exemple pour Lane Hutson

Si bien qu’il pourrait s’entendre pour le même salaire annuel que Luke Hughes avec les Devils du New Jersey, mais finir avec plus d’argent dans ses poches.

Dans sa chronique «La Mise en échec» à l’émission JiC à TVA Sports, Renaud Lavoie a expliqué que l’outil nommé «la convention de retraite» pourrait permettre à Hutson, un Américain d’origine, d’épargner un montant pouvant aller jusqu’à 1,14 million $ par année, dans un contrat dont la valeur annuelle est de 8 millions $.

Il doit toutefois placer 50% de son salaire au sein de cette fiducie pour lui permettre d’obtenir cet allègement fiscal.

Même s’il ne s’agit pas d’un avantage aussi marqué que d’évoluer dans un état américain sans impôt sur le revenu, comme au Texas, en Floride ou au Nevada, cet allègement fiscal permet à un marché comme Montréal d’offrir un gain financier aux joueurs étrangers, comparativement à la Californie et à New York.

Le Canadien aurait d’ailleurs l’intention d’utiliser ce levier dans les négociations avec le clan Hutson, selon Lavoie. Cela permettrait à Hutson de toucher plus d’argent qu’un joueur comme Hughes ou même Jackson LaCombe des Ducks d’Anaheim, avec un impact sur la masse salariale, comparable à celle de ses deux compatriotes.

«Mon impression, c’est que ça fait partie d’un tout [dans les négociations]», a précisé Renaud Lavoie. «Je ne dis pas que le Canadien va absolument se servir de cette clause-là avec Hutson, mais ils vont dire à Lane: “Tu sais qu’en Californie, ou si tu vas jouer au Minnesota ou peu importe, tu ne te mettras pas 900 000$ de plus dans les poches à la fin du contrat. Tu es au courant de ça? Tu peux le faire au Canada, mais tu ne peux pas le faire aux États-Unis”.»

Il s’agit avant tout d’un outil supplémentaire pour permettre au joueur de faire le plus d’argent possible dans un marché où les impôts sont très élevés et pour permettre à l’équipe de réduire le plus possible l’impact annuel sur sa masse salariale.

À noter que John Tavares a utilisé la convention de retraite au moment de s’entendre avec les Maple Leafs de Toronto. Il s’est d’ailleurs retrouvé au cœur d’un litige avec l’Agence du revenu du Canada, mais son dossier a été ajourné à une date qui demeure inconnue. Il est même possible que la cause demeure en suspens ad vitam aeternam.

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