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Un kilomètre de documents accumulés depuis 1639: les archives des Augustines reconnues par l’UNESCO

Il s’agit d’une des plus importantes collections privées au Canada

Photo portrait de Diane Tremblay

Diane Tremblay

2023-10-16T20:02:36Z
2023-10-17T00:18:37Z

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Les archives des Augustines, qui ont obtenu la reconnaissance de l’UNESCO lors d’une cérémonie officielle lundi à Québec, figurent parmi les plus importantes collections privées au Canada.

Pour dire toute l’importance que représentent ces archives, si on plaçait tous les livres, les documents, les photographies, les cartes géographiques, les bobines de film, etc. dans des boîtes disposées bout à bout, il y en aurait pour un kilomètre de long. 

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Cette richesse, qui relate un pan important de l’histoire du Québec a obtenu une reconnaissance internationale avec l’inscription des archives des Augustines au registre international Mémoire du monde de l’UNESCO.

C'était un grand jour lundi pour l'équipe du centre d'archives du Monastère des Augustines de Québec qui a été officiellement inscrit au registre de la Mémoire du monde de l’UNESCO, après un long cheminement amorcé il y a plus de deux ans.
C'était un grand jour lundi pour l'équipe du centre d'archives du Monastère des Augustines de Québec qui a été officiellement inscrit au registre de la Mémoire du monde de l’UNESCO, après un long cheminement amorcé il y a plus de deux ans. Photo Diane Tremblay

«Parmi les documents sous la garde des Augustines, le plus ancien remonte à 1637. Les fondatrices arrivent à Québec deux ans plus tard, en 1639. C’est l’acte de fondation signé par la Duchesse d’Aiguillon pour fonder l’Hôtel-Dieu de Québec», a affirmé Denis Robitaille, chargé de projet en patrimoine pour les Augustines et responsable de la candidature auprès de l’UNESCO.

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On y retrouve aussi des documents signés de la main de Louis XIV, de Colbert, du marquis de Montcalm, mais aussi des plans anciens de la ville de Québec, de la correspondance de tous les jours et tellement d’autres choses comme le registre des combattants de la guerre de Conquête.

«C’est précieux, car ce sont les seuls documents relatifs à la guerre de Sept Ans, de ce type-là, qui existent à travers le monde.»

Denis Robitaille, chargé de projet en patrimoine pour les Augustines et responsable de la candidature auprès de l’UNESCO.
Denis Robitaille, chargé de projet en patrimoine pour les Augustines et responsable de la candidature auprès de l’UNESCO. Photo Diane Tremblay

«Les archives, c’est souvent négligé dans l’univers patrimonial parce que c’est moins spectaculaire qu’un bâtiment. C’est moins tangible que des objets, mais ça reste que c’est le cœur de l’histoire. C’est la référence. Au lieu de raconter une histoire selon les souvenirs que l’on a, on a des documents», a poursuivi M. Robitaille.

Un long processus

En 2018, les Augustines ont cédé leurs archives à la Fiducie du patrimoine culturel des Augustines dont le rôle est de préserver et de rendre accessibles ce trésor. À la demande de la Fiducie, la gestion a été confiée à l’organisme sans but lucratif, le monastère des Augustines.

Le Monastère des Augustines a célébré le 16 octobre dernier l’inscription des archives des douze monastères-hôpitaux des Augustines du Canada au Registre international de la Mémoire du monde de l’UNESCO, annoncée le 24 mai dernier. Par cette inscription, l’UNESCO reconnait l’intérêt international et la valeur exceptionnelle de ce patrimoine documentaire pour l’humanité. Plusieurs personnes étaient présentes pour l’occasion, soulignons de gauche à droite : Étienne Grandmont, député de Taschereau, Denis Robitaille, ancien directeur général de la Fiducie du patrimoine culturel des Augustines et chargé de projet du Monastère de l’Hôpital général de Québec, Marie Grégoire, présidente-directrice générale de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, S. Lise Tanguay, supérieure générale de la Fédération des Monastères des Augustines, Yves-Gérard Méhou-Loko, secrétaire général de la Commission canadienne de l'UNESCO, Gertrude Bourdon, présidente de la Fiducie du patrimoine culturel des Augustines et Mélissa Coulombe-Leduc, conseillère municipale, responsable du patrimoine à la Ville de Québec. (Crédit photo : Louise Leblanc)
Le Monastère des Augustines a célébré le 16 octobre dernier l’inscription des archives des douze monastères-hôpitaux des Augustines du Canada au Registre international de la Mémoire du monde de l’UNESCO, annoncée le 24 mai dernier. Par cette inscription, l’UNESCO reconnait l’intérêt international et la valeur exceptionnelle de ce patrimoine documentaire pour l’humanité. Plusieurs personnes étaient présentes pour l’occasion, soulignons de gauche à droite : Étienne Grandmont, député de Taschereau, Denis Robitaille, ancien directeur général de la Fiducie du patrimoine culturel des Augustines et chargé de projet du Monastère de l’Hôpital général de Québec, Marie Grégoire, présidente-directrice générale de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, S. Lise Tanguay, supérieure générale de la Fédération des Monastères des Augustines, Yves-Gérard Méhou-Loko, secrétaire général de la Commission canadienne de l'UNESCO, Gertrude Bourdon, présidente de la Fiducie du patrimoine culturel des Augustines et Mélissa Coulombe-Leduc, conseillère municipale, responsable du patrimoine à la Ville de Québec. (Crédit photo : Louise Leblanc) Photo Louise Leblanc

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Cette inscription historique est l’aboutissement d’un long processus qui a débuté par la reconnaissance, en 2020, par la commission canadienne de l’UNESCO. 

Yves-Gérard Méhou-Loko, secrétaire général de la Commission canadienne de l'UNESCO, était présent le 16 octobre dernier lors de la cérémonie tenue à Québec reconnaissant l'inscription des archives des Augustines au registre international de la Mémoire du monde de l'UNESCO. (PHOTO LOUISE LEBLANC)
Yves-Gérard Méhou-Loko, secrétaire général de la Commission canadienne de l'UNESCO, était présent le 16 octobre dernier lors de la cérémonie tenue à Québec reconnaissant l'inscription des archives des Augustines au registre international de la Mémoire du monde de l'UNESCO. (PHOTO LOUISE LEBLANC) Photo Louise Leblanc

Par la suite, avec l’appui de la commission canadienne, la candidature a été soumise aux plus hautes instances de l’organisme, à Paris. 

«Il faut répondre à des critères, avoir des lettres d’appui à travers le monde. Ensuite, c’est soumis à un jury d’archivistes à travers le monde», a souligné M. Robitaille. L’UNESCO a rendu sa décision en mai dernier. Cette reconnaissance procure une notoriété d’une valeur inestimable pour la contribution des sœurs augustines.

«Cela signifie aussi que l’importance que l’on accorde aux archives des Augustines dépasse les frontières. Cela prend une envergure universelle. On reconnaît que les archives des Augustines ont de l’importance à travers le monde. Avec cela, vient une responsabilité supplémentaire», a ajouté M. Robitaille. 

Les archives des Augustines, c’est:

  • 516 mètres linéaires de documents textuels
  • 237 761 pièces de documents iconographiques
  • 4 658 pièces de documents cartographiques
  • 947 heures d’images en mouvement 
  • 3815 heures d’enregistrements sonores

Source: Monastère des Augustines

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