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Un judoka québécois rate le carré d'as par des poussières

AFP
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-07-29T21:02:08Z

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PARIS | Après un combat chaudement disputé en quart de finale où il est venu bien près de renverser le numéro un mondial Hidayat Heydarov, qui a conclu sa journée sur la plus haute marche du podium, Arthur Margelidon s’est incliné au repêchage et a terminé en 7e position chez les 73 kg.

Victime d’un ippon après seulement 50 secondes face à l’Italien, Margelidon était très déçu après la conclusion de sa journée de travail et il est demeuré agenouillé de longs moments, mais il a eu le temps de relativiser les choses avant de se pointer dans la zone mixte après avoir discuté avec ses proches présents à l’Aréna éphémère Champ-de-Mars.

«C’est frustrant parce qu’il se produit un déclic quand je m’approche de la médaille, a-t-il reconnu. Après une telle défaite, tu sais que c’est terminé et tu ne peux plus revenir en arrière.»

«J’ai laissé des plumes dans mes combats précédents en me rendant en prolongation et ça laisse des traces, de poursuivre Margelidon, mais je suis fier d’avoir tout laissé sur le tatami. J’ai tout donné et laissé toute mon énergie. Personne n’était plus en forme que les Canadiens.»

Une discussion réconfortante

La discussion avec ses proches a été bénéfique. «À Tokyo, j’étais plus près de la médaille (5e position), je pouvais la sentir et j’étais seul, a-t-il souligné. Ici, quand j’ai parlé à mon père et à mon épouse qui étaient là pour m’appuyer, j’ai senti du réconfort. Ma mère, mon frère et ma sœur étaient aussi présents. J’espère pouvoir me consoler dans la compétition par équipe. Comme athlète, tu veux toujours gagner, mais tu ne dois pas oublier toute l’énergie que tu as mis dans le processus.»

Un entraîneur très satisfait

Antoine Valois-Fortier a apprécié la performance de son protégé. «Arthur a connu une journée phénoménale et il est passé à un cheveu de battre l’éventuel médaillé d’or et numéro un mondial, a résumé l’entraîneur-chef de l’équipe canadienne. Il est possiblement très déçu, mais il n’a pas à rougir de sa performance. C’est difficile de perdre un combat aussi serré, mais il faut tourner la page pour le prochain.»

Retour à la maison

Natif de Paris, Margelidon a bien apprécié l’expérience de compétitionner dans son pays d’origine où le judo occupe une place importante dans le paysage sportif. «Parce que je me suis entraîné souvent en France au cours des dernières années, j’ai senti le soutien des gens lors de mes deux premiers combats et c’était spécial comme situation, a-t-il souligné. Une médaille à Paris ou ailleurs aurait toutefois eu la même signification.»

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