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Un joueur tchèque des Foreurs de Val-d'Or a décidé d'apprendre le français

Samuel Fiala en compagnie de la conseillère pédagogique des Foreurs, Janique Duval.
Samuel Fiala en compagnie de la conseillère pédagogique des Foreurs, Janique Duval. Photo fournie par les Foreurs de Val-d'Or
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2025-02-28T05:00:00Z

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Pendant que le débat fait rage depuis toujours, à Montréal, à savoir si les joueurs du Canadien devraient apprendre le français ou non, un joueur tchèque des Foreurs de Val-d’Or a prouvé que c’était tout à fait réalisable: à sa deuxième saison en Amérique du Nord, l’attaquant Samuel Fiala vient de compléter le deuxième niveau de son cours de français, langue seconde.

Fiala en est à sa deuxième saison avec la formation abitibienne, lui qui avait été le cinquième choix au total du repêchage européen de la LCH, en 2023.

À son arrivée à Val-d’Or, l’an dernier, il devait ajouter des cours à son cursus tchèque afin de respecter le nombre d’heures minimales de cours que les joueurs de la LHJMQ doivent respecter.

Son choix a été rapide: il voulait apprendre le français.

«J’avais eu des cours de français pendant trois ans en Tchéquie mais, pour être honnête, je n’étais pas très bon et je n’y mettais pas beaucoup d’effort. Quand j’ai été repêché dans la LHJMQ, j’avais dit à Max [l’entraîneur et directeur général des Foreurs, Maxime Desruisseaux] que j’essaierais de continuer. C’est une langue difficile à apprendre mais je me retrouve dans un milieu où je peux écouter les gens parler et ça m’aide», a raconté l’attaquant de 19 ans au bout du fil.

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«Bonjour, ça va bien?»

L’entrevue s’est déroulée en anglais parce que, même s’il «progresse vraiment bien» selon la conseillère pédagogique des Foreurs, Janique Duval, il est encore difficile pour lui de maintenir une conversation dans la langue de Molière.

Il nous a toutefois accueillis au téléphone avec un sympathique: «Bonjour, ça va bien?» et a même accepté de nous envoyer cette courte séquence vidéo afin de démontrer à nos lecteurs les efforts qu’il fait pour apprendre la langue d’ici.

Et il continue à travailler pour s’améliorer: il vient d’entamer le troisième niveau de cette formation réservée notamment aux nouveaux arrivants désirant apprendre le français, à raison de deux cours de trois heures par semaine, en présentiel.

«Je le trouve vraiment courageux d’avoir décidé d’apprendre le français. Il aurait pu s’inscrire à un cours d’anglais comme le font la plupart des joueurs européens, et ça aurait été plus facile pour lui. Il fait preuve de beaucoup de persévérance et de détermination en se disant: “je suis dans un milieu francophone alors je me lance”», ajoute Mme Duval.

Meilleure adaptation

Évidemment, il n’existe probablement pas de meilleur moyen de s’intégrer à une communauté que d’apprendre sa langue.

Et Maxime Desruisseaux est à même de constater l’effet que ça a eu sur son intégration.

«Avec les Foreurs, on n’est pas dans un milieu 100% anglophone. Nos rencontres se font 90% en anglais mais il reste un 10% de français. Ce bout-là, maintenant, il le comprend mieux.

«Aussi, ç’a facilité son lien avec tout le monde, que ce soit sa famille de pension, ses amis à l’extérieur, le personnel de l’équipe. Tout ça, c’est juste du bon.»

Fiala n’a pas encore de plan précis en vue de la prochaine saison. Il n’écarte pas la possibilité de revenir à Val-d’Or comme joueur de 20 ans.

Si c’était le cas, il a déjà assuré qu’il continuera son apprentissage du français.

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