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Un joueur d’instinct... comme Lafleur

Larry Robinson: «Claude était comme Guy en ce sens qu’il était un joueur instinctif. Il jouait au hockey, c’est tout.»

Un Claude Lemieux visiblement très émotif célèbre la conquête de la coupe Stanley par le Canadien, le 24 mai 1986, avec le président de l’équipe à l’époque, Ronald Corey.
Un Claude Lemieux visiblement très émotif célèbre la conquête de la coupe Stanley par le Canadien, le 24 mai 1986, avec le président de l’équipe à l’époque, Ronald Corey. Photo d'archives

Marc de Foy

2026-05-28T22:30:00Z

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Comme tout le monde, Larry Robinson n’en revient pas.

« N’est-ce pas incroyable ? demande-t-il, incrédule.

« Je regardais le match l’autre soir et Claude paraissait si bien. Je suis plus stupéfait que lors du décès de Ken Dryden que j’avais vu pour la dernière fois au tournoi de golf de la Fondation Serge-Savard il y a deux ans.

« Personne ne savait que Kenny était malade. On l’a appris à son décès. Cette fois-ci, la réaction est différente. »

Sans doute en raison du fait que Lemieux est apparu pétant de santé trois jours avant sa disparition.

« Soixante ans, c’est bien jeune pour mourir, de dire Robinson, qui célébrera son 75e anniversaire de naissance mardi prochain.

« Soixante ans, c’est seulement cinq ans de plus que l’âge de mon fils aîné. »

Robinson a côtoyé Lemieux comme joueur à ses quatre dernières saisons avec le Canadien puis comme son entraîneur avec les Devils du New Jersey.

« Il se confiait beaucoup à moi, raconte-t-il.

« Je ne sais pas si on peut utiliser dans la même phrase son nom et celui de Guy Lafleur. Mais les deux se ressemblaient pour leur façon de voir un match.

« Les deux étaient des joueurs réactifs. Les plans de match ne les intéressaient pas. Quand Scotty Bowman nous réunissait pour parler de la stratégie à suivre pendant une supériorité numérique, il disait que c’était valable pour tout le monde, sauf “Flower”.

« Claude était comme Guy en ce sens qu’il était un joueur instinctif. Il jouait au hockey, c’est tout. »

Neely n’a toujours pas oublié

Bien sûr, Robinson a vu Lemieux déconcentrer des tas d’adversaires.

« En 1986, il avait été appelé à couvrir Cam Neely au premier tour des séries contre les Bruins, rappelle le bon vieux Larry.

« Il lui avait tombé tellement sur le système que Neely en parle encore aujourd’hui. Claude avait formé tout un trio cette année-là dans les séries avec Brian Skrudland et Mike McPhee. »

Méchants fatigants, ces trois-là.

« Je peux vous dire une chose, de reprendre Robinson.

« Si j’avais à bâtir une équipe pour les séries, Claude en ferait assurément partie. »

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