Un intrus parmi les jeunes espoirs: Matt Rempe faisait partie du contingent de 35 joueurs présents à l’événement d’Upper Deck


Jonathan Bernier
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ARLINGTON, Virginie | Trouvez l’intrus. Tout le monde a déjà joué à ce jeu. C’est facile. À travers une série de noms ou d’objets, vous devez trouver celui qui n’a pas d’affaire là.
Voici un exemple: Macklin Celebrini, Matvei Michkov, Matt Rempe, Will Smith et Cutter Gauthier. Si vous avez répondu Michkov parce que c’est le seul Russe, vous êtes éliminés. Pas besoin d’avoir un œil très aiguisé pour remarquer que Rempe est le seul du groupe qui n’est pas un espoir de premier plan.
C’est un peu ce qui détonait, mercredi midi, au complexe d’entraînement des Capitals. Dans le cadre de la Vitrine des joueurs, événement organisé conjointement par l’AJLNH et la compagnie Upper Deck, chacune des 32 équipes avait délégué des jeunes qu’elle considérait comme faisant partie de ses plus beaux joyaux.
Les Rangers, eux, avaient opté pour Rempe... On comprend que la formation new-yorkaise a été plutôt limitée en termes de nombre de choix de premier, deuxième et troisième tours ces dernières années. On comprend également que Will Cuylle et Brennan Othmann ont représenté l’équipe au même événement l’an passé.
Une vedette à New York
Disons que la présence de Gabriel Perreault, premier choix des Rangers en 2023 (23e au total), aurait peut-être été plus à propos dans un événement où on souhaite placer les étoiles de demain sous les feux des projecteurs.
Cela dit, le colosse de 6 pieds, 7 pouces et 241 livres est une véritable vedette dans la Grosse Pomme. Il suffit d’entendre les partisans des Rangers scander son nom dans les gradins du Madison Square Garden pour s’en convaincre.

«C’était complètement fou. Parfois, j’avais l’impression que j’étais dans un rêve, a raconté le patineur de 22 ans, rencontré en marge de cet événement. Ce sont les meilleurs partisans du monde. Quand ils scandent ton nom, tu as l’impression de flotter.»
C’est quand même particulier considérant que Rempe n’a sauté sur la glace, en moyenne, que pendant 5 min 38 s par match lors des 17 rencontres qu’il a disputées dans l’uniforme des Blueshirts.
Les partisans des Rangers aiment surtout le spectacle que l’Albertain donne au bout du poing. Rempe a laissé tomber les gants 12 fois. Et pas contre des pieds de céleri. Nicolas Deslauriers, Mathieu Olivier, Ryan Reaves, ce sont toutes de grosses pointures.
Quand on connaît les effets à long terme qu’autant de coups sur le caisson peuvent avoir sur le cerveau, on peut se demander si ce n’est pas un peu trop.
«Non. Je ne me suis pas trop battu. Des légendes comme Olivier et Deslauriers m’ont donné l’occasion de me prouver. Je n’étais pas en position de refuser, a-t-il insisté. Et je voulais le faire à 100%. J’aime vraiment ça.»
Tuer des punitions
Échanger des mornifles, ça fait partie de l’ADN de l’ancien joueur des Thunderbirds de Seattle. Par contre, il a compris que s’il veut durer dans la LNH et jouer plus de cinq minutes, il doit posséder un coffre d’outils un peu plus varié.
Pour y parvenir, il a passé l’été sur la patinoire. Pendant trois jours avec Georges Laraque pour peaufiner sa technique de bagarreur (voir autre texte), mais également avec l’entraîneur du développement des Rangers pour améliorer son coup de patin, ses habiletés et son implication.
«Je veux prouver que je suis un joueur régulier de la LNH. Je veux m’établir en tant que joueur très efficace sur un troisième ou un quatrième trio. Je veux démontrer que je peux jouer tous les matchs, être super physique, protéger la rondelle et peut-être tuer des punitions», a-t-il énuméré.
«Dans le junior, je tuais souvent des punitions. J’ai fait aussi plusieurs répétitions, l’an dernier, dans les entraînements», a-t-il ajouté.
Tuer des punitions demeure un art. Et les Rangers se sont classés au troisième rang des équipes les plus efficaces à court d’un homme. Peter Laviolette risque d’être difficile à convaincre.