Un intrigant joueur de centre de la KHL aurait déjà suscité l’intérêt de 29 des 32 équipes de la LNH


Kevin Dubé
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Vitaly Pinchuk pourrait bien être l’un des agents libres les plus convoités dans la LNH, lors de la prochaine période estivale, et ce, sans avoir joué un seul match professionnel en Amérique du Nord.
Selon Thomas Drance, qui couvre les Canucks de Vancouver pour The Athletic, Pinchuk, un attaquant bélarussien de 6 pi 4 po, susciterait la convoitise d’à peu près toutes les formations de la LNH.
Est-ce qu’on parle ici d’intérêt réel ou simplement d’appel de courtoisie à l’agent du joueur afin d’en savoir un peu plus sur lui ? Ce n’est pas précisé et ce ne serait pas la première fois qu’un agent tenterait de faire monter les enchères pour un joueur dans les médias.
Mais le point demeure le suivant : Pinchuk intrigue. À 24 ans, il connaît sa saison d’éclosion offensive dans la KHL avec le Dinamo de Minsk, ayant inscrit 64 points en 62 matchs jusqu’ici cette saison, dont 31 buts. Il est le cinquième meilleur pointeur du circuit russe, et le deuxième au chapitre des buts.
La ruée vers l’or russe et le mirage Panarin
Les équipes de la LNH nous ont habitués au cours des dernières saisons à les voir tenter leur chance avec des joueurs ayant éclos tardivement dans la KHL, dans l’espoir d’en faire des joueurs de la LNH et, pourquoi pas, de les voir devenir des contributeurs offensifs en Amérique du Nord.
Ce qui est, il faut être honnête, rarement le cas.
Le cas le plus célèbre demeure celui d’Artemi Panarin, qui n’avait jamais été repêché dans la LNH avant de signer un contrat avec les Blackhawks de Chicago, en 2015, à l’âge de 23 ans. La suite fait partie de l’histoire : Panarin est devenu l’un des meilleurs joueurs offensifs dans toute la LNH.
Mais pour chaque Panarin, il y a les Vadim Shipachyov ou Nikita Gusev. Après avoir dominé la KHL, Gusev s’était amené à 27 ans en signant un contrat de deux ans et 9M$ avec les Devils du New Jersey. Des succès mitigés l’ont forcé à retourner en Russie, deux ans plus tard. Même chose pour Shipachyov, qui s’était amené en grande pompe à Vegas après avoir inscrit 76 points en 50 matchs la saison précédente en KHL. Il était alors âgé de 30 ans. Il n’avait finalement joué que trois matchs avant de retourner chez lui.
Moins de risque
Ceci étant dit, le cas de Pinchuk sera moins risqué pour les équipes de la LNH. Puisqu’il n’a pas encore 25 ans, il ne peut signer autre chose qu’un contrat d’entrée dans la LNH, au même titre que chacune des recrues qui font leur entrée dans le circuit Bettman.
À 950 000 $, le risque est moins élevé qu’à 4,5 M$, comme dans les cas de Gusev et Shipachyov.
Maxim Tsyplakov et Maxim Shabanov sont deux exemples récents de joueurs de la KHL ayant signé des contrats d’entrée dans la LNH dans les dernières saisons. Les deux l’ont fait avec les Islanders de New York et les résultats, pour l’instant, sont mitigés. Tsyplakov est devenu un joueur de profondeur et il a été échangé aux Devils cette saison.
De son côté, Shabanov, en qui les Islanders voyaient le potentiel d’un joueur offensif dans la LNH, n’a inscrit que quatre buts et 16 points en 41 parties.
L’exemple le plus récent de signature fructueuse en Russie revient probablement aux Canucks, qui, après avoir signé Andrei Kuzmenko à l’été 2022, l’ont vu inscrire 39 buts et 74 points à sa première saison dans la LNH. Il n’a toutefois jamais été en mesure de reproduire ce genre de production, malgré des changements d’air à Calgary, Philadelphie et Los Angeles.