Un premier tour de piste impressionnant pour Antoine Deslauriers dans la NCAA

Philippe Asselin
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Le secondeur de l’Orange de Syracuse Antoine Deslauriers est passé de la parole aux actes pendant sa première saison dans la NCAA.
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Le Québécois n’a pas caché ses grandes ambitions quand nous l’avons rencontré en avril dernier, avant qu’il n’ait disputé un seul match avec l’équipe de football de la première division du circuit universitaire américain.
Sur tous les casiers du vestiaire de l’Orange, les joueurs se devaient de mettre en évidence une liste d’objectifs – sur trois mois, six mois et un an – pour la campagne à venir.

Deslauriers y avait inscrit les cibles suivantes pour la catégorie «Un an»:
«Être nommé sur la “True Freshman All-American Team”, être un meilleur homme, meilleur coéquipier, un meilleur joueur de football polyvalent et je veux être un leader en défense.»

Le Lavallois de 19 ans a atteint tous ses buts.
«Sur le plan personnel, j’ai fait tout ce que je pouvais sur le terrain et j’ai performé à la hauteur des attentes, même s’il y a toujours place à l’amélioration», dit Deslauriers, qui est de retour au Québec pour les Fêtes.
Parmi les meilleurs
Il n’y avait qu’un seul objectif dans la liste du joueur de première année qui n’était pas à 100% de son ressort, celui d’être sélectionné dans la «True Freshman All-American Team».
Être un «All-American», ça signifie être considéré comme l’un des meilleurs à ton poste au niveau national, tandis qu’un «True Freshman» est une recrue à sa première année réelle de compétition à l’université.
Chez nos voisins du Sud, un athlète peut être redshirt, c’est-à-dire qu’il a passé l’année à s’entraîner sans jouer pour conserver une année d’admissibilité.
Deslauriers a été sélectionné dans les prestigieux palmarès «True Freshman All-American Team» des plateformes de données sportives et de nouvelles 247Sports et On3.
Ceux-ci comptent 25 et 23 élus, respectivement. On retrouve entre 2000 et 2500 «True Freshman» en moyenne par année sur les quelque 22 000 footballeurs en première division de la NCAA.
En 12 matchs à son premier tour de piste, Deslauriers a disputé 449 jeux et a réussi 60 plaqués, dont 2,5 pour perte de terrain. Il a également réussi un sac du quart et provoqué un échappé.
Il a connu son plus fort match contre les Huskies de l’Université du Connecticut, en septembre. L’homme de 6pi1po et 235lb a permis à son équipe de l’emporter en rabattant deux passes sur les deux dernières tentatives de ses rivaux en prolongation.
Fidèle à l’Orange
Si Deslauriers est satisfait de sa saison sur le plan individuel, on ne peut en dire autant sur le plan collectif. Syracuse a remporté seulement trois de ses 12 parties en 2025 et a connu une vilaine séquence de huit revers pour finir l’année.
«Je suis persuadé que nous aurions pu faire mieux. C’est décevant, particulièrement avec la façon dont ça s’est terminé pour nous», souligne-t-il.
Dans la nouvelle réalité de la NCAA, avec les NIL et la facilité de pouvoir changer d’université avec le portail de transfert, Deslauriers aurait aisément pu quitter l’Orange pour se joindre à une formation qui a connu plus de succès.
«J’ai choisi Syracuse pour de très bonnes raisons. J’ai une excellente relation avec mes entraîneurs. J’aime le plan que Fran [Brown, l’entraîneur-chef de l’Orange] a pour moi», indique Deslauriers.
«Je veux faire partie des changements du programme à Syracuse et avoir un impact. J’y ai ma place et je sens que je suis apprécié. Le portail, c’est quelque chose que je n’ai pas envie d’envisager.»
Parions que Vince Kehres, le nouveau coordonnateur défensif de l’Orange, est très heureux de pouvoir bâtir son unité autour du colosse de chez nous.