Un impressionnant masque en l’honneur des six équipes originales de la LPHF


Mylène Richard
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Ann-Renée Desbiens et Catherine Dubois tentaient de retrouver leur bâton parmi les 125 qui ont été utilisés pour confectionner un immense masque. La gardienne a rapidement pointé le sien, tandis que l’attaquante n’était pas certaine, puisqu’ils ont été découpés.
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Peu importe, l’image était forte. Devant des clients des Promenades Saint-Bruno, sur la Rive-Sud, les uns déjà partisans et les autres simplement curieux, les deux joueuses de la Victoire de Montréal étaient admiratives face à la sculpture baptisée The Inaugural Six. Celle-ci rend hommage à la première saison de la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF).
«C’est super beau et ça va rester. Le message c’est aussi qu’on veut que la ligue traverse le temps, continue de croître. On veut que les jeunes s’inspirent des pionnières de la saison inaugurale et que cette œuvre reste dans le temps», a soutenu Dubois, qui peine à reconnaître qu’elle est une pionnière.
«Cette initiative de Royale est tangible. Je ne sais pas où il [le masque] va aller après, peut-être au Temple de la renommée du hockey?» espère Desbiens.
En vieillissant, Dubois a appris à s’ouvrir à l’art. Manuelle, l’athlète de 29 ans a longtemps travaillé pour l’entreprise familiale de maçonnerie à Québec.
«Je suis capable de bâtir des choses, mais construire une sculpture comme ça, c’est incroyable», a-t-elle souligné.

Célébrer l’histoire
L’idée de l’artiste ontarienne Briony Douglas de fabriquer un masque avec des bâtons utilisés durant la première campagne de la LPHF a réjoui Desbiens, qui s’assure elle-même que son casque est une œuvre d’art.
«Je le change chaque saison. J’aime célébrer l’histoire, me souvenir des gens qui ont eu un impact, qui nous ont permis de nous rendre où on est. Un peu comme ce casque-là souligne l’importance des six équipes originales de la ligue», a noté celle honorant Chantal Petitclerc, Céline Dion, Thérèse Casgrain et les victimes de Polytechnique sur son masque.
Après avoir rénové sa maison, Desbiens est maintenant rendue à l’étape de la décorer.
«Hier [lundi], j’étais justement sur différents sites de galeries d’art, des artistes de Charlevoix, de chez nous. Je cherche un morceau, une peinture qui me parle pour mettre dans le salon. Ça va rester vide jusqu’à ce que je trouve quelque chose que j’adore. J’aurais donc de la place pour le gros casque!» a-t-elle lancé.

Laura Stacey incertaine
Les amateurs auront la chance d’admirer l’œuvre à la Place Bell de Laval pendant les matchs contre Ottawa et Toronto, mercredi et jeudi.
Toutefois, il n’est pas certain que les partisans assistent au retour au jeu de Laura Stacey, blessée possiblement à la jambe gauche, «une leader qu’on a hâte de revoir», selon Dubois.
«On peut être très fières de comment les autres ont élevé leur jeu d’un cran en l’absence de Laura [deux gains]. On a vu Abby Boreen prendre un rôle plus important et connaître énormément de succès. C’est le fun d’avoir de la profondeur. Ça nous manquait un peu la saison dernière», a admis Desbiens, qui participera à la Série de la rivalité face aux États-Unis les 6 et 8 février dans les Maritimes.