«Un geste héroïque»: la Victoire s’est ralliée autour de Laura Stacey


Wilson Salaun
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Les circonstances menant au gain de 3 à 2 en prolongation de la Victoire de Montréal face à la Charge d’Ottawa, jeudi à la Place Bell lors du match no 1 de la finale de la Ligue professionnelle de hockey féminin, relèvent presque du miracle.
Pourtant, il ne faut pas oublier la résilience de l’attaquante Laura Stacey, qui a véritablement inspiré ses coéquipières.
Alors que les joueuses de Kori Cheverie étaient menées 2 à 1 avec environ 30 secondes à jouer, Stacey s’est blessée à un genou et a dû regagner le vestiaire, visiblement très incommodée.
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Sur la présence suivante, la Victoire a toutefois créé l’égalité avec seulement trois secondes à faire au match lorsque Nicole Gosling s’est emparée d’une rondelle libre au milieu d’un amas de joueuses pour forcer la tenue d’une prolongation.
« C’est le miracle de Laval », a lancé Cheverie, sourire aux lèvres, en point de presse après la rencontre.
« C’est un groupe qui se soucie réellement les unes des autres, a-t-elle poursuivi. Marie-Philip Poulin a atteint un autre niveau à ce moment-là et, une fois que la rondelle s’est retrouvée devant le filet, je savais que tout était possible. Je n’en revenais pas. »
Contre toute attente, Stacey est revenue sur la glace pour la prolongation et a même récolté une mention d’aide sur le but gagnant d’Abby Roque, inscrit de façon peu conventionnelle.
« C’était définitivement une séquence d’événements complètement folle, a admis Roque. Quand [Stacey] s’est blessée, je pense que tout le monde savait qu’on voulait tout faire pour elle et donner notre maximum. »
« C’était clairement un geste héroïque de sa part d’être encore sur la glace pendant qu’on revenait pour les tours d’échauffement », a ajouté la joueuse de 28 ans.
Ce n’est pas fini
Du côté de la Charge, cette défaite laisse un goût amer, mais il n’est pas question de baisser les bras. Les Ottaviennes n’étaient après tout qu’à quelques secondes de prendre l’avantage dans la série.
« Il faut avoir une mémoire courte et adopter un état d’esprit un peu “poisson rouge”, et être emballées pour le prochain match, a déclaré la défenseuse Jocelyne Larocque. Je sais que je le suis, et je sais que mes coéquipières le sont aussi. Je suis aussi confiante que je l’étais avant le match qu’on peut gagner la Coupe Walter. »
Pour l’entraîneuse-chef de la Charge, Carla MacLeod, le scénario serré n’a rien d’étonnant. Après tout, les cinq derniers affrontements en séries entre les deux équipes s’étaient tous soldés par un écart d’un but.
« Personne ne veut céder un pouce, et tout le monde joue aussi fort que possible jusqu’à chaque sirène ou chaque coup de sifflet, a-t-elle déclaré. Donc, ce n’est une surprise pour aucune d’entre nous. C’est exactement ce à quoi on s’est engagées. »
Les joueuses de la Victoire, de leur côté, s’attendent aussi à une série âprement disputée jusqu’au bout.
« On vient de sortir d’une série émotive contre le Frost du Minnesota, a expliqué la gardienne Ann-Renée Desbiens. De voir la façon dont on a réagi, c’est une grosse victoire. Mais on sait que ça va être une bataille. Ça va être serré. On a démontré qu’on est prêtes à tout faire pour gagner et qu’on se lève quand ça compte. »
Le deuxième match de cette série aura lieu samedi après-midi, toujours à Laval.