Un gardien tellement bon que «des fois, il fait ch...»


Stéphane Cadorette
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EAST MEADOW, NEW YORK | Dans le vestiaire des Islanders, on ne cherche pas mille et une raisons pour expliquer pourquoi l’équipe est toujours au plus fort de la course pour une place en séries. Il y a l’expérience des vétérans dans le groupe, mais surtout la tenue du gardien Ilya Sorokin.
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En observant les statistiques des Islanders, on se demande rapidement comment ils peuvent être encore en vie.
L’équipe de Patrick Roy logeait, avant le duel face au Canadien, au 32e et dernier rang de la ligue en avantage numérique avec un taux de réussite anémique de 11,4%. En désavantage numérique, ce n’était pas mieux, avec le 31e rang.
Les 183 buts inscrits par les Islanders cette saison constituent le plus bas total parmi toutes les équipes de l’Est. Seuls les Sharks, Predators, Ducks et Flames ont fait pire dans la ligue.
Aussi bien dire que devant la cage, Sorokin est condamné presque chaque soir à connaître un match sans bavure.
Lors des sept derniers matchs des Islanders, le cerbère russe n’a pas accordé plus de trois buts. Patrick Roy a parlé de lui comme d’un gardien qui «fait partie de la crème de la Ligue nationale» et l’attaquant Anthony Duclair y est allé lui aussi d’un hommage bien senti.
«Il n’est pas le plus gros gars, mais son positionnement est toujours bon. Il y a aussi sa flexibilité. Il est vraiment athlétique et quand je tire sur lui à tous les jours dans les pratiques, il n’y a pas beaucoup d’espace. Des fois, il fait chier un peu! Mais honnêtement, c’est un excellent gardien et je suis content qu’il soit de notre bord», a-t-il lancé.

Toujours en confiance
Il y a Sorokin, mais aussi tout un groupe qui s’est tenu debout même lorsque Brock Nelson, l’un des meilleurs éléments offensifs de l’équipe, a été échangé.
«Le lendemain de la transaction, Patrick nous a rencontrés et le message a été le même que d’habitude. Il fallait continuer de travailler fort et de faire les bonnes choses. Notre objectif est resté le même et c’était de faire les séries. On a vraiment confiance en nous», a expliqué Duclair.
De son côté, Jean-Gabriel Pageau estime que Roy a joué un rôle important en rassemblant l’équipe après l’échange Nelson.
«Patrick est toujours derrière nous. Ce qu’il nous a dit, c’est que c’est ça notre équipe et c’est avec ça qu’on va connaître du succès. On forme une bonne équipe avec lui et il y a une super communication avec les joueurs sur la glace.
«Je ne dirais pas qu’il y avait de la frustration. Le hockey, c’est une business. Nous, ce qu’on peut faire, c’est contrôler ce qu’on peut», a-t-il fait valoir.