Un futur très prometteur pour le cycliste lévisien Pier-André Côté
L'athlète de 28 ans aspire au Tour de France et aux Jeux olympiques au cours des prochaines saisons.


Jean-François Racine
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Le meilleur est à venir pour le cycliste lévisien Pier-André Côté, qui aspire au Tour de France et aux Jeux olympiques au cours des prochaines saisons.
Vieux cliché ou ancien slogan des défunts Nordiques, peu importe puisque la route parfois sinueuse de l’athlète de 28 ans est désormais bien dégagée pour nourrir de grandes ambitions.
Dans un contexte trouble, Côté a participé récemment au Tour des Émirats arabes unis (UAE), qui a pris fin le 22 février.

« Heureux que la course n’ait pas eu lieu une semaine plus tard. Sur place, on savait que la tension commençait à monter. Autrement, j’ai eu un bon hiver. Le niveau est vraiment élevé mais tout pointe dans la bonne direction », explique le champion canadien 2022.
En Italie
En selle avec la nouvelle structure NSN, le cycliste professionnel verra maintenant de l’action du côté de l’Italie avec le Trofeo Laigueglia, les Strade Bianche et le 117e Milan-San Remo, le 21 mars prochain. Le Tour de Catalogne, en Espagne, figure ensuite à son calendrier.
Après une Vuelta 2025 sérieusement pertubée par les manifestants propalestiniens, Côté est soulagé de pouvoir tourner la page sur une période sombre pour se concentrer enfin sur son métier.
Les souvenirs du premier grand tour de sa carrière sont mitigés, mais la suite s’annonce plus rassurante. Côté a quand même terminé au 11e rang d’une étape contre-la-montre, une seconde derrière Jonas Vingegaard, et devant des cyclistes comme Pedersen, Ayuso et Pidcock.
Cette saison, Côté doit toutefois composer avec la perte des Houle, Woods et Derek Gee, qu’il continue de côtoyer à l’entraînement.
« Ça parle moins Québécois ! Le renouveau fait du bien et Biniam Girmay apporte une belle énergie avec le fan club de l’Érythrée à chaque départ. Nous avons du positif au quotidien et nous sommes accueillis comme des champions, comme une équipe devrait l’être. Ça fait du bien. »
À Montréal
Seule incertitude au tableau, le cycliste ignore s’il sera au 109e Tour d’Italie ou encore mieux, au grand rendez-vous de juillet. Une autre participation à la Vuelta pourrait aussi lui donner un tremplin pour performer sur le mont Royal.
« Je regarde déjà les Grands Prix cyclistes et les Mondiaux à Montréal mais je ne sais pas comment ça va s’organiser autour de ça. Les choses peuvent changer vite. »
À moins d’une catastrophe, le Lévisien devrait normalement progresser et atteindre de nouveaux sommets d’ici trois ou quatre ans.
« Le fait de ne pas avoir été directement en World Tour pourrait aider à ma longévité. Le sport est de plus en plus exigeant et les carrières pourraient être plus courtes. Dans mon cas, les petits gains sont arrivés en même temps que la maturité. »
Pier-André Côté se voit pédaler avec les meilleurs au monde pour plusieurs saisons. Jeux olympiques et Tour de France, il espère cocher tôt ou tard les deux cases dans sa liste.
