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Un épisode important pour St-Louis

Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2024-11-02T04:00:00Z

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Les choses peuvent changer vite dans le monde du sport. Au lendemain de l’embarrassante défaite des siens contre le Kraken de Seattle, Martin St-Louis s’est gardé de pourfendre et de pénaliser ses joueurs.

Ses explications pour chacun des huit buts accordés aux visiteurs ressemblaient plutôt à des excuses. Mais la défaite de jeudi aux mains des Capitals n’a pas passé.

St-Louis a fait une indigestion après le match.

«On s’est vomi dessus», a-t-il lancé en faisant référence à l’effondrement de son équipe en troisième période.

On a compris ce qu’il voulait dire. Mais à voir son langage corporel derrière le banc, c’était comme s’il ressentait vraiment des nausées.

Plusieurs amateurs ont commencé à avoir des hauts le cœur avant lui en ce début de saison tortueux. Mais comme la plupart des entraîneurs l’auraient probablement fait dans les mêmes circonstances, St-Louis a gardé ses malaises au plus profond de son être. Comme tout entraîneur, il avait l’espoir que la situation se redresse.

Finalement, après le 11e match de la saison, il a jugé que le moment était venu de mettre les choses au clair. Visiblement torturé devant les caméras, il a fait cette fameuse déclaration qui passera à l’histoire des citations les plus spectaculaires formulées par un coach du Canadien.

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Mais je me demandais s’il serait encore dans le même état d’esprit vendredi. La nuit apaise parfois la colère, mais pas cette fois. St-Louis s’est réveillé en se disant qu’il ferait suer ses joueurs.

C’était la chose à faire.

Assez, c’est assez!

D’autre part, St-Louis a dit tout ce qu’il y avait à dire. Que tout dans la vie a une date d’expiration, la patience incluse, et que sans minimiser l’importance de la victoire, il veut changer les mauvaises habitudes dans lesquelles ses joueurs sont empêtrés.

Reste à voir si l’exercice donnera les résultats souhaités pour le prochain match contre les Penguins.

Si les joueurs n’y mettent pas du cœur, l’influence de St-Louis sera mise en doute. C’est une chose de dire que le Canadien est en reconstruction, que les jeunes en ont encore beaucoup à apprendre et que personne ne s’attend à des miracles cette saison.

Mais ce ne sont pas des raisons pour que les joueurs baissent les bras au moindre obstacle, ce qui n’était pas le cas la saison dernière.

Pas de Perry? Gallagher est là.

Y’a-t-il un joueur qui va se lever dans le vestiaire pour dire qu’assez, c’est assez?

Vous êtes plusieurs à déplorer l’absence d’un Corey Perry. Pourtant, il n’était pas là l’an dernier. Notre Corey Perry, c’est Brendan Gallagher.

C’est vrai que son contrat est lourd à porter, mais le vétéran continue de puiser au fond de ses énergies pour apporter une contribution maximale. Personne ne peut l’accuser de se traîner les pieds. Ses quatre buts en font le deuxième buteur du Canadien, ex aequo avec Nick Suzuki.

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C’est peut-être lui que les décideurs de l’organisation auraient dû choisir comme capitaine, le temps que l’équipe progresse.

Roy pourrait-il faire mieux?

Par ailleurs, il s’en trouve pour ramener le nom de Patrick Roy sur le tapis. J’ai milité pour lui lorsque le pouvoir a changé de main il y a trois ans. Mais pourrait-il vraiment faire mieux que St-Louis s’il dirigeait le Canadien en ce moment?

Soyez honnêtes.

Les Islanders ne se portent pas mieux que le Canadien. Même qu’ils étaient bons derniers dans l’Association de l’Est avant d’affronter les Sabres de Buffalo vendredi soir.

On les retrouvait en queue de peloton aussi pour les buts marqués avec seulement 22 en 10 matchs. En revanche, c’était beaucoup mieux au chapitre défensif. L’équipe de Patrick se classait 10e dans la colonne des buts accordés avec 29.

C’était 18 de moins que le Canadien (47), qui occupait l’avant-dernier rang avec deux buts de moins que les Penguins qui, avec une moyenne d’âge de 30 ans, est la troisième équipe la plus âgée de la Ligue nationale.

Les Islanders viennent en quatrième position avec une moyenne de 29,5 ans.

Pour ce qui est du Canadien, vous savez qu’il forme la deuxième formation la plus jeune de la LNH avec une moyenne d’âge de 26,1 ans. Les Sabres sont les benjamins de la ligue avec une moyenne de 25,1 ans, mais ils ont raté les séries 14 années d’affilée.

Il s’agit d’un record dans le sport professionnel nord-américain. Sept changements d’entraîneurs plus tard, les Sabres se retrouvent encore en dehors du portrait des séries.

Mais, de grâce, évitez-nous ça à Montréal.

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