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Un électricien en vacances courra un ultramarathon en solo

Photo Le Journal de Québec Vincent Desbiens
Photo portrait de Vincent Desbiens

Vincent Desbiens

2023-07-21T04:00:00Z

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Un électricien travaillant sur un important chantier d’habitation à Lévis compte courir un ultramarathon de 65 kilomètres en solo, le long de la rivière Saint-Charles, pendant ses vacances. 

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Depuis quatre ans, Vincent Noël profite des semaines de la construction pour relever un important défi sportif à l’abri des regards, chaque année.

«Les deux premières années, j’ai marché Québec–Montréal et Sainte-Anne-des-Monts– Trois-Pistoles, dans les deux cas c’est environ 250 km. L’an dernier, j’ai fait les 130 km de sentiers du parc national de la Jacques-Cartier en trois jours», explique-t-il.

Questionné à savoir ce qui le motive à se lancer ce genre de défi, celui qui travaille sur les chantiers depuis bientôt cinq ans soutient qu’il le fait simplement par plaisir.

«Je suis quelqu’un qui aime ça bouger. J’aime aussi la discipline que ça m’oblige à avoir pour arriver prêt quand viennent les vacances. Ça fait 16 semaines que je m’entraîne intensivement pour ma première épreuve de course. Il y a deux semaines, j’ai couru un marathon le samedi et un autre le dimanche pour me préparer.»

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Une fois son défi terminé, l’électricien profitera du bon temps bien mérité avec ses proches, au Québec. 

L’an prochain, Vincent Noël veut repousser encore davantage ses limites et se fixer un objectif encore plus ambitieux.

«Les ultramarathons, ça part de 50 et ça va jusqu’à 160 km, alors il me reste de la place pour m’améliorer. Je vais peut-être en faire un organisé pour faire changement», conclut-il.

Moins de délais sur les chantiers

Tous les travailleurs rencontrés par Le Journal sur les chantiers de la région de Québec sont unanimes: les délais en raison de la pénurie de matériaux ont largement diminué. Les impacts de l’approvisionnement liés à la pandémie se sont fait sentir pendant trois ans, mais ne font plus partie du quotidien dans le domaine de la construction, au grand plaisir de ceux qui y œuvrent. 

«C’était frustrant de voir les chantiers prendre du retard dans les dernières années, constate le surintendant de chantier chez Dinamo Construction, Steve Leblanc. Ça fonctionne bien mieux cette année, ça s’est replacé pas mal.»

L’inflation n’inquiète pas les vacanciers

Alors qu’ils amorceront leurs vacances vendredi midi, les employés du domaine de la construction ne semblent pas inquiétés outre mesure par l’inflation et comptent bien passer du bon temps en famille et entre amis. Comme une bonne partie des Québécois qui profiteront d’un repos bien mérité dans les prochaines semaines, certains travailleurs ont prévu des escapades dans la province, ailleurs au Canada ou bien à l’international.

«On a prévu notre budget en conséquence. C’est certain que ça demande plus d’efforts pour planifier quand la vie coûte plus cher, mais on a fait ce qu’il faut et on a hâte d’en profiter», fait valoir le manœuvre David Gagnon, croisé aux abords du chantier du mégahôpital de l’Enfant-Jésus, à Québec.

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