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Un dossier extrêmement important pour le Canadien bat son plein au New Jersey

Photo portrait de Nicolas Cloutier

Nicolas Cloutier

2025-09-25T03:30:00Z

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L’un des dossiers les plus importants à surveiller chez le Canadien de Montréal à l’heure actuelle n’a rien à voir avec le camp d’entraînement.

Rien à voir, non plus, avec la possible acquisition d’un joueur de centre de deuxième trio.

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Le dossier auquel on fait allusion bat son plein de l’autre côté de la frontière, au New Jersey. Il concerne le jeune défenseur des Devils Luke Hughes. Et, du même coup, Lane Hutson.

Sans contrat, le plus jeune Hughes chez les Devils brille par son absence au camp d’entraînement de la formation de Newark. Dans les derniers jours, le directeur général Tom Fitzgerald a promis que les deux parties en viendraient à une entente et, d’après Pierre LeBrun, celle-ci sera à long terme.

Ce contrat établira – ou, du moins, contribuera à établir – la nouvelle échelle salariale de la Ligue nationale de hockey pour un jeune défenseur étoile dans une économie où le plafond salarial s’élève à 95,5 millions $ et s’élèvera à 104 millions $ en 2026-2027 puis à 113,5 millions $ en 2027-2028, selon les projections.

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Le pacte deviendra ainsi un élément de comparaison fondamental dans les négociations entre le Canadien et Sean Coffey, l’agent de Hutson chez la firme Quartexx.

Voici le profil de Hutson: jeune défenseur étoile, joueur autonome avec compensation le 1er juillet 2026, aucun droit d’arbitrage et inadmissible à une offre hostile. Luke Hughes coche toutes ces cases, à la différence qu’il est, lui, joueur autonome avec compensation à l’heure où l’on se parle, depuis le 1er juillet 2025.

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

D’autres défenseurs peuvent être utilisés en guise de comparaison par Coffey pour étayer son argumentaire, notamment Brock Faber et Jake Sanderson. Or, dans leurs cas, comme ils se sont entendus avec leurs équipes respectives quand le plafond était plus bas, on prend en considération une donnée précise pour niveler le terrain: le pourcentage de la masse salariale qu’ils occupaient au moment où le contrat entrait en vigueur.

Pour Faber, 8,9%; Sanderson, 9,15%. Comme le contrat de Hutson n’entrerait en vigueur qu’en 2026-2027, on doit utiliser un plafond de 104 millions $ en effectuant les calculs. On en arrive à la conclusion que M. Coffey pourrait plaider un contrat de 9,2 à 9,5 millions $ par année pour son client.

Ce n’est pas forcément ce qu’il obtiendra, car le directeur général Kent Hughes est un homme têtu qui finit souvent par arriver à ses fins; vous pouvez en parler à Jake Evans. Aussi, le CH a consenti 9,5 millions $ par année à Noah Dobson, et ce, en achetant six ans d’autonomie complète.

Or, une entente de huit ans accordée à Hutson n’achèterait que trois années d’autonomie complète (2031-2032, 32-33 et 33-34). On pourrait ainsi s’attendre à ce que le pacte ratifié par le no 48 soit entre 8,5 et 9,5 millions $ par année s’il était question d’une entente à long terme.

Hutson a répété à maintes reprises son souhait de jouer à Montréal pour longtemps. Cela ne semble pas un enjeu dans les négociations. On ressent aussi un malaise palpable de son côté chaque fois qu’il doit se fendre d’une réponse au sujet de son futur contrat. Hutson n’a qu’une seule considération: lacer ses patins et jouer au hockey. Il aimerait manifestement que ça se règle le plus vite possible. Mais son agent est là pour s’assurer qu’il ne signera pas un contrat qu’il regrettera dans quelques années.

Il n’y a aucune urgence du côté du Canadien, considérant la volonté connue de Hutson de rester à Montréal. Et, du côté de Quartexx, on aimerait sans doute détenir plus d’informations en main, comme le contrat de Luke Hughes, avant d’entretenir des discussions sérieuses.

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