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Un deuxième Brashear cogne à la porte des rangs professionnels

Photo courtoisie Christophe Renaud
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2026-03-27T21:18:03Z

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EDMONTON | Un deuxième Brashear évoluera dans les rangs professionnels et il ne jouera pas au hockey.

Fils de l’ancien homme fort Donald Brashear qui a disputé 1025 parties dans la LNH et écopé de 2634 minutes de pénalité, Jaxxon a joué au hockey jusqu’à l’âge de 15 ans avant d’opter pour le football afin de se libérer de l’emprise de son père et de forger sa propre identité.

« Je suis capable de prendre la critique, mais à un moment donné ça prend aussi du positif et de la reconnaissance quand tu fais de bonnes choses, a raconté le secondeur extérieur des Gee Gees d’Ottawa. C’était seulement du négatif et mon père voulait tout contrôler. Mon père embarquait parfois sur la glace avec mes entraîneurs. »

Jaxxon a commencé le football en troisième secondaire avec les Fighting Irish de St. Pat’s avant de se joindre aux Titans de Limoilou. « Au début, j’ai fait part de ma décision seulement à ma mère, a-t-il précisé. Quand j’en ai parlé à mon père, il a compris mon choix. »

« À Limoilou, mon père s’est pointé derrière le banc à quelques occasions pour me donner des consignes et je lui ai rapidement demandé d’aller retrouver les autres parents dans les gradins en lui disant qu’il ne connaissait rien au football, de poursuivre le secondeur de 6 pi 1 po et 225 livres. Il a compris la situation. »

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Besoin de sortir du Québec

Courtisé par les meilleurs programmes québécois, Brashear a opté pour les Gee Gees. « Je voulais sortir du Québec et forger ma propre identité, a-t-il exprimé. Je voulais habiter seul et être autonome. J’ai trouvé une belle ambiance à Ottawa pour me développer. »

Au football, il a retrouvé l’aspect physique du hockey. Utilisé à toutes les positions dans les rangs scolaires, lui dont la position principale était celle de receveur, Brashear s’est retrouvé en défensive à Limoilou comme demi de coin. Maraudeur à ses deux premières saisons à Ottawa, le bachelier en sciences sociales évolue comme secondeur extérieur depuis deux ans et il a pris du coffre, beaucoup de coffre.

« Je pesais 185 livres à mes débuts avec les Gee Gees, a-t-il indiqué. Après qu’on m’ait confirmé que je changerais de position, je me suis entraîné fort pendant l’été. Je pèse maintenant 225 livres et il n’y a plus de retour en arrière. C’était le fun de marquer des touchés, mais j’ai rapidement constaté que j’aimais ça plaquer. »

L’exemple de son père

Trop présent quand son fils jouait au hockey, l’ancien homme fort a toutefois eu une très bonne influence sur son fils à d’autres moments. « Je suis très reconnaissant à mon père pour mon éthique de travail, a-t-il exprimé. On m’a toujours enseigné de bien faire tout ce que je faisais. Mon éthique de travail m’aide au football, mais c’est un atout partout dans la vie. Plus jeune, nous avions un gym à la maison et on faisait 100 redressements assis, 100 push-up et 100 squats à tous les jours, moi et mon frère. J’aimais ça plus que mon frère et ce goût pour l’entraînement est toujours présent. »

Élu sur la première équipe d’étoiles de la Conférence de l’Ontario, Brashear a aussi été diplômé en sciences sociales en décembre. « Je suis le premier de ma famille immédiate à graduer à l’université. C’est une belle fierté. »

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