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Un coureur québécois devra patienter encore quelques jours avant de savoir s’il est qualifié pour les Jeux olympiques

Photo fournie par Mundo Sport Images, SEAN BURGES
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-06-28T03:52:56Z

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Thomas Fafard devra patienter encore quelques jours avant de savoir s’il obtient son billet pour les Jeux olympiques de Paris, mais il a offert une solide performance en signant son deuxième meilleur chrono en carrière pour conclure au deuxième rang du 5000m des Essais olympiques d’athlétisme présentés ce soir au complexe sportif Claude-Robillard.

Lancé par son coéquipier Jean-Simon Desgagnés qui avait remporté le 3000m steeple-chase deux heures plus tôt et qui a quitté la course après quatre tours et demi, Fafard a été aux avant-postes de la course jusqu’à quatre tours de la fin pour conclure en 13 min 18 s 82.

«Je visais un chrono de 13 min 16 s pour améliorer mon classement mondial, mais je n’ai aucun regret, a-t-il résumé. J’ai tout laissé sur la piste. Il ne me reste plus qu’à attendre et me croiser les doigts. Je ne sais pas si je vais bien dormir dans les prochains jours.»

Actuellement au 41e rang du classement mondial, Fafard doit terminer dans le top 42 pour se qualifier pour Paris et espérer qu’il n’y aura pas plus de deux coureurs qui réussissent leur standard olympique dans les prochains jours alors que se déroule les nationaux un peu partout sur la planète. La fenêtre de sélection se termine le 30 juin. Un spécialiste du 3000m steeple-chase de la Nouvelle-Zélande a déjà confirmé à Desgagnés qu’il va se retirer du 5000m à Paris.

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Une collaboration fort appréciée

Fafard a pleinement apprécié le coup de pouce de son ami. «Jean-Simon m’a donné un bon coup de main. Quand je me suis fait dépasser par Mo, je me parlais dans ma tête en me disant de m’accrocher et d’autres mots que je ne peux pas répéter devant les micros. Ce fut ma course la plus difficile de la saison.»

Sean Burges / Mundo Sport Images
Sean Burges / Mundo Sport Images

Médaillé d’argent au 5000m à Tokyo, Mohammed Ahmed a signé un record du championnat canadien avec un chrono de 13 min 10 s 99. La marque précédente de 13 min 25 s remontait à 2000.

«Mo a montré sa domination, mais j’ai réussi à devancer Benjamin Flanagan, chose que je n’aurais jamais pensé possible l’an dernier, a mentionné le coureur du club de l’Université Laval. C’est encourageant pour la suite et ça me donne espoir. Deuxième derrière le médaillé d’argent des Jeux de Tokyo, c’est excellent.»

Au 3e rang avec un chrono de 13 min 29 s 42, Flanagan a toutefois réussi le standard olympique de 13 min 05 plus tôt cette saison et il sera à Paris. «Je savais que Thomas et JS allaient travailler ensemble et c’est admirable qu’un coéquipier veuille en aider un autre, a indiqué Ahmed. J’ai été impressionné. Ce record des nationaux signifie beaucoup pour moi.»

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Un entraîneur impressionné

Félix-Antoine Lapointe a salué la prestation de son protégé. «Thomas n’a pas amélioré son classement mondial, mais il a réussi sa deuxième meilleure performance en carrière en osant et en faisant forcer un peu Mo, a souligné son entraîneur. La commande de 13 min 16 s était ambitieuse et il a tout donné. Il aurait pu s’effondrer quand Mo l’a dépassé, mais il est revenu en force dans le dernier tour même s’il était épuisé. Il m’a impressionné.»

Coup de pouce financier

Fafard pourra dès l’an prochain se concentrer sur sa carrière sans se soucier de savoir s’il sera en mesure de boucler son budget. Ses performances lui vaudront un brevet de Sports Canada et il a signé une entente avec l’équipementier Brooks.

«C’est la confirmation que je rentre dans les grandes ligues. Ça donne confiance. Je vais pouvoir me concentrer à 100% sur la course au cours des deux prochaines années.»

Lapointe voit d’un très bon œil les derniers développements. «C’est le fun qu’il [puisse] avoir un vrai statut de coureur professionnel à compter de l’an prochain au lieu de se battre [pour] joindre les deux bouts. C’est une fierté pour moi qu’il puisse signer une telle entente sans devoir s’exiler aux États-Unis.»

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