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Italie 2026: un couple totalement improbable qui visera le podium aux Jeux olympiques

Maxime Deschamps et Deanna Stellato-Dudek vivront leur baptême à Milan

Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2026-02-01T00:00:00Z

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Rien ne laissait imaginer que les patineurs Maxime Deschamps et Deanna Stellato-Dudek formeraient un duo un jour, mais la réalité dépasse parfois la fiction. Champions du monde en couple en 2024 à Montréal, ils vivront leur baptême olympique en Italie.

Médaillée d’argent en solo au mondial junior en 2000 sous les couleurs des États-Unis, Stellato-Dudek a subi une blessure à la hanche qui l’a poussée à la retraite alors que ses chances de se qualifier pour les Jeux de 2002 à Salt Lake City étaient très bonnes.

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

En 2016, alors qu’elle travaillait comme esthéticienne, elle a ressorti ses patins avant d’entreprendre une nouvelle carrière en couple avec un patineur américain. « J’avais toujours rêvé de participer aux Jeux olympiques, mais je pensais que mon rêve était terminé quand j’ai pris ma retraite à l’âge de 16 ans, raconte la native de Chicago qui a obtenu sa citoyenneté canadienne le 11 décembre 2024. Les membres de ma famille pensaient que j’étais folle de débuter le patinage en couple à 33 ans. »

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Deschamps n’avait jamais arrêté le patinage, mais il courrait toujours après ses rêves. « Ma carrière avançait dans le temps et je n’avais toujours pas atteint mes objectifs et mon rêve de petit gars de participer aux Jeux, souligne-t-il. J’ai eu plusieurs partenaires au fil des ans. J’ai dû emprunter un nouveau chemin pour atteindre le sommet de la montagne.

« Plusieurs fois, j’ai été à une semaine de tout arrêter, d’ajouter le patineur de 34 ans. Et soudainement Deanna est apparue. L’opportunité de gravir une nouvelle montagne et de se rendre au sommet se présentait. »

Un coup de foudre instantané

L’improbable s’est produit en 2019 quand les champions du monde ont tenu un essai à Montréal. « Le plus important était de m’assurer que Maxime avait le même désir que moi, explique la patineuse la plus âgée de l’histoire olympique qui portera une robe de la maison de haute couture Oscar de la Renta à Milan. J’ai rapidement constaté que Maxime avait de grands objectifs et qu’il voulait accomplir beaucoup de choses. Josée Picard, qui a entraîné plusieurs olympiens, nous a confirmé que c’était possible. Elle a un bon œil. »

Ben Pelosse / JdeM
Ben Pelosse / JdeM

Le travail est à la base de leurs succès. « Rien ne vient sans travail, résume Deschamps. Le travail ne signifie pas que tu obtiens de bons résultats. Malgré tout, je n’ai jamais arrêté d’y croire. C’est ce que je retiens le plus et mon message aux plus jeunes. »

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« J’ai travaillé tellement fort et je n’ai jamais dit non, de renchérir Stellato-Dudek, dont les grands-parents sont nés en Italie et qui compte encore de la famille sur place. En raison de mon âge, je savais que la période pour espérer connaître du succès était courte. Quand tu vieillis, tu dois continuer de poursuivre tes rêves et de prendre ta place que tu gagnes ou pas. »

Stellato-Dudek est fière de ses racines italiennes. « J’ai un nom italien et je suis fière d’être italienne. C’est fou le nombre de personnes qui veulent venir nous voir. »

Un trouble du déficit de l’attention

Dès l’âge de quatre ans, Deschamps a été diagnostiqué d’un TDAH (trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité). « J’ai trouvé des solutions et je n’ai pas perçu mon TDAH seulement comme un problème, explique-t-il. J’ai coupé mes médicaments. J’avais beaucoup d’énergie et une enseignante au primaire me permettait de rater l’école pour regarder le championnat mondial si j’avais un bon comportement. Je suis resté en contact avec cette enseignante. »

Les deux se complètent à merveille. « Nous sommes comme le yin et le yang, image la patineuse de 42 ans. On s’est élevés ensemble. Je suis créative et parfois un peu folle alors que Maxime est un ingénieur et planifie tout. »

À Milan, le couple pourrait mettre en lumière son côté artistique qui lui permet de se démarquer de ses adversaires. Ils ont intégré à leur programme un saut périlleux arrière, manœuvre qui avait été bannie entre 1976 et 2024 et qui n’a jamais été tentée aux Jeux en couple.

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