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Fillette de Granby: un contre-interrogatoire serré pour la belle-mère

Le témoignage de la femme accusée du meurtre de la fillette de Granby est terminé

Un amoncellement de peluches et de fleurs déposées par des citoyens, le 1er mai dernier, devant la maison où habitait la fillette décédée.
Un amoncellement de peluches et de fleurs déposées par des citoyens, le 1er mai dernier, devant la maison où habitait la fillette décédée. Photo Jonathan Tremblay
Photo portrait de Antoine Lacroix
2021-11-16T19:26:49Z
2021-11-17T01:17:35Z

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Talonnée dans le cadre d’un contre-interrogatoire serré, la belle-mère de la fillette de Granby n’a pas été capable d’expliquer mardi son inaction ni pourquoi elle n’a pas pensé à aider la fillette dans les heures qui ont précédé le drame.

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« Si vous aviez peur que le meuble tombe dessus à ce moment-là, ça n’aurait pas été plus simple de la prendre, de la sortir de la chambre et de l’amener avec vous ? » lui a notamment demandé Me Claude Robitaille, procureur de la Couronne. 

L’avocat s’est attaqué à la version des faits fournie lundi par la femme de 38 ans, accusée du meurtre non prémédité et de la séquestration de l’enfant, qui avait 7 ans lors des événements. 

Le contre-interrogatoire a été éprouvant pour la belle-mère, qui a dû prendre une pause de 15 minutes à un moment.

« Vous auriez pu aller la détacher, s’est aussi enquis Me Robitaille, ne comprenant pas pourquoi elle a plutôt ajouté du ruban adhésif pour l’empêcher de bouger. Pourquoi vous n’êtes pas allée voir [la victime] pendant la nuit ? [...] Vous, vous regardiez votre film ? »

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La maison où la fillette de Granby a été retrouvée inerte, le 29 avril 2019.
La maison où la fillette de Granby a été retrouvée inerte, le 29 avril 2019. Photo courtoisie de la cour

Revenir en arrière

Chaque fois, l’accusée n’a pas été en mesure de fournir une explication aux membres du jury, exprimant souvent des regrets et le désir de pouvoir revenir en arrière, en pleurant.

« Je vais me répéter, mais, même après le procès, je vais regretter. Je regrette tellement, j’aurais pu faire ça. Mais à ce moment-là... » a sangloté l’accusée devant les membres du jury, 

Elle a souvent évoqué qu’elle pensait que le fait que la petite fille soit attachée était la « seule solution » avant de rencontrer un pédopsychiatre à 15 h, le jour du drame. 

« Vous prenez le temps de lui demander si elle est capable de bouger, mais vous ne prenez pas le temps de lui demander si elle a faim, si elle a envie d’aller à la toilette ? » a soulevé Claude Robitaille. 

« Exactement », a été sa seule réponse, l’air penaud. 

Un rouleau de ruban adhésif qui a été utilisé pour l’enrouler.
Un rouleau de ruban adhésif qui a été utilisé pour l’enrouler. Photo courtoisie de la cour

Demander de l’aide 

La belle-mère avait témoigné lundi du fait qu’elle se rendait souvent à des rencontres des alcooliques anonymes. Le procureur a pris la balle au bond. 

« Vous faites des meetings AA, vous savez c’est quoi aller chercher de l’aide. [...] Vous auriez pu prendre le téléphone », l’a confrontée Me Robitaille.

« Je me demande encore », a-t-elle répondu.

Lorsque ce dernier a indiqué qu’il n’avait plus de questions, l’accusée en a profité pour s’adresser une dernière fois au jury.

« Je l’aime encore, elle me manque, je m’excuse tellement. Merci de m’avoir écoutée », a conclu l’accusée.


Le procès se poursuit mercredi à Trois-Rivières.

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