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O’Toole propose un «contrat» de 100 jours aux Québécois

Marc-André Gagnon | Journal de Montréal

2021-08-18T22:05:32Z
2021-08-18T23:57:24Z

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Au terme d’une journée passée à Québec, le chef conservateur Erin O’Toole a proposé « un contrat » aux Québécois, dans lequel il s’engage entre autres à augmenter les pouvoirs du Québec en matière d’immigration.  

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Lors d’une annonce devant quelques militants et candidats rassemblés sur le tarmac de l’aéroport de Québec, M. O’Toole a dévoilé en bloc plus d’une dizaine de promesses qu’il entend réaliser dans les 100 jours suivants l’élection d’un éventuel gouvernement conservateur à Ottawa.  

« C’est avec une main tendue que je viens vers vous ce soir. Après six ans du gouvernement centralisateur de Justin Trudeau, on a besoin de changement », a lancé le leader conservateur.  

 

À l’instar de son prédécesseur, Andrew Scheer, M. O’Toole promet d’augmenter les pouvoirs du Québec en matière d’immigration, comme le réclame le premier ministre François Legault. 

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Le chef du PCC s’engage aussi à appliquer la loi 101 aux entreprises à charte fédérale, et promet de négocier l’établissement d’un rapport d’impôt unique tout en maintenant les centres fiscaux de Jonquière et Shawinigan. 

Avortement et environnement 

M. O’Toole en a profité pour clarifier ses positions envers des enjeux qui sont souvent venus hanter les conservateurs par le passé.  

« Je suis pro-choix et j’ai toujours été pro-choix », a dit le chef du PCC. S’il parvient à déloger Justin Trudeau du pouvoir, son gouvernement respectera « les droits humains, incluant le droit pour les femmes de choisir pour elles-mêmes, point final », a-t-il laissé tomber.  

« Je crois aux changements climatiques », a aussi assuré M. O’Toole. 

L’opération séduction s’est poursuivie au pied du projet « 737 ». « On doit rétablir la confiance des Québécois dans notre parti », a-t-il avoué. 

À l’attaque  

Il a qualifié le Bloc québécois de « parti symbolique », en rappelant que la formation souverainiste n’avait pas la capacité de déloger les libéraux du pouvoir. 

En début de journée, c’est à l’éthique de Justin Trudeau qu’il est attaqué, en déterrant les scandales libéraux, pour mieux vendre sa promesse d’adopter une loi fédérale anticorruption. 

Comme prévu dans sa plateforme électorale dévoilée en début de semaine, le leader du Parti conservateur du Canada s’est engagé à augmenter les amendes en cette matière de 500 à 50 000 $. 

Il a rappelé que Justin Trudeau et Bill Morneau n’ont fait face à aucune pénalité malgré leurs manquements éthiques, notamment dans les affaires SNC-Lavalin et WE Charity. 

« Ils ont volontairement et régulièrement manqué à leurs promesses de transparence », a déploré le chef du PCC. 

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