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Un conseiller de Trump demande à l'Ukraine d'arrêter les «insultes» contre le président américain

AFP

2025-02-20T20:52:45Z

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Le conseiller à la sécurité nationale des États-Unis a accusé jeudi l’Ukraine de proférer des «insultes» contre Donald Trump et refusé de se prononcer sur la responsabilité de la Russie lors de l’invasion de l’Ukraine en février 2022.

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«La rhétorique de Kyïv et les insultes proférées contre le président Trump sont inacceptables», a lancé Mike Waltz pendant une conférence de presse de la Maison-Blanche.

«Le président Trump est manifestement très frustré par le président (ukrainien Volodymir) Zelensky, par le fait qu’il ne soit pas venu à la table des négociations, qu’il n’ait pas voulu saisir l’occasion que nous lui avons offerte.»

Ces propos reflètent les tensions croissantes entre les deux alliés, les États-Unis étant le principal soutien de l’Ukraine depuis le début de la guerre.

AFP
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Au lendemain des saillies du président américain contre son homologue, qu’il a qualifié de «dictateur», Mike Waltz a jugé «inacceptable» la «mauvaise presse» du gouvernement ukrainien à l’égard du président américain, évoquant «tout ce que les États-Unis ont fait pour l’Ukraine».

«Notre avenir n’est pas avec Poutine, mais avec la paix. Et c’est un choix pour tout le monde — et pour les plus puissants — d’être avec Poutine, ou d’être avec la paix», a rétorqué le président ukrainien.

Dans ce contexte hostile, Volodymyr Zelensky, affaibli par le brusque et violent rapprochement entre Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine, a dit espérer un travail «constructif» lors de la rencontre prévue avec l’émissaire américain Keith Kellogg jeudi.

À son arrivée à Kyïv mercredi, l’émissaire, adoptant un ton plus conciliant, avait assuré comprendre le besoin de «garanties de sécurité» de l’Ukraine.

Début février, Donald Trump a annoncé vouloir négocier un accord avec l’Ukraine pour obtenir un accès à 50% de ses minerais stratégiques en échange de l’aide américaine déjà livrée.

Une proposition rejetée et dénoncée par Volodymyr Zelensky, qui a clamé que l’Ukraine n’était «pas à vendre» tout en ouvrant la porte à des «investissements» américains en échange de «garanties de sécurité».

Mike Waltz n’a pas voulu se prononcer jeudi sur qui a lancé les hostilités avec la Russie, alors que Donald Trump avait rejeté mardi la faute sur l’Ukraine.

«Il est temps pour nos alliés européens d’agir», a sommé le conseiller américain, confirmant dans un même temps la venue du président français, Emmanuel Macron, à Washington lundi et du dirigeant britannique Keir Starmer jeudi.

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