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Un deuxième voyage en pleine pandémie pour un conseiller de Granby

TVA Nouvelles

2021-01-04T18:17:30Z
2021-01-04T19:12:06Z

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Pour une deuxième fois depuis le mois de mars, un conseiller municipal de Granby a pris la direction du Mexique en pleine pandémie de COVID-19.

Éric Duchesneau s’est envolé à Acapulco le 17 décembre pour aller rejoindre sa fiancée qui habite la ville balnéaire.

Joint par TVA Nouvelles, M. Duchesneau a défendu son choix, indiquant qu'«il y a beaucoup de choses plus importantes que la politique».

«Malheureusement, comme c'est souvent le cas, ce sont tous les gens qui respectent les règles qui paient pour tous les irresponsables qui ne le font pas. Les Québécois ont toujours eu le jugement facile et cherchent rarement à aller au fond des choses», a-t-il écrit.

Il a par ailleurs mentionné que la destination n’avait rien à voir avec sa décision, précisant qu'il n'était «pas du tout en voyage de plaisance». Sa fiancée aurait pu habiter le Nunavut ou l’Australie, il s’y serait rendu quand même, a-t-il dit.

«L'unique raison si je suis ici, c'est pour voir ma fiancée. J'ai vu la plage une fois depuis que je suis ici», évoque M. Duchesneau.

En mars, son voyage avait fait réagir au conseil municipal de Granby. Et cette nouvelle aventure ne fait pas exception.

«Si on veut agir comme un adolescent, je pense que le jugement des citoyens sera très sévère», a critiqué le maire Pascal Bonin.

Ce dernier a plutôt l’intention de consacrer ses efforts à ses citoyens et à la gestion de la pandémie plutôt qu’à un conseiller qui fait la sourde oreille.

«Je pense qu’on a quelqu’un qui a besoin d’attention. Et je pense que mon attention, mon énergie pis l’attention du conseil doit être à nos citoyens, à la pandémie à ce qu’on doit faire et non pas à individu qui visiblement, peu importe ce qu’on va dire, va juste nous drainer une énergie», a fustigé M. Bonin.

Même si Éric Duchesneau a refusé de nous accorder une entrevue à la caméra, il a mentionné qu’il respectait les consignes sanitaires du Québec là-bas.

«Je n’ai que faire du jugement des gens, élus ou pas, je fais ce que j’ai à faire et je suis très serein envers tout cela, car je sais pertinemment que j’ai raison», a-t-il fait savoir.

M. Duchesneau devrait rentrer au pays le 10 janvier.

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