EN IMAGES | Jour 1 du passeport vaccinal: un commerçant accueille ses clients déguisé en douanier

Catherine Bouchard | Journal de Québec
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C’est vêtu d’un uniforme de douanier et muni d’une étampe à passeports que le propriétaire de la microbrasserie le Corsaire, à Lévis, a accueilli ses clients en ce premier jour d’entrée en vigueur du passeport vaccinal.
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Il s’agit d’un clin d’œil évidemment sarcastique à la situation que le propriétaire, Martin Vaillancourt, trouve tout à fait ridicule.
«C’est stupide, complètement ridicule, ils veulent pousser la vaccination et c’est nous qui avons le fardeau [de faire cette tâche]», laisse-t-il tomber.

Comme plusieurs autres restaurateurs, M. Vaillancourt souffre de la pénurie de main-d’œuvre et ne se réjouit pas de cette tâche supplémentaire.
«On est déjà en manque d’effectif, regardez qui fait l’accueil aujourd’hui», poursuit-il.
L’idée de l’uniforme de douanier est aussi une façon, selon lui, de désamorcer des clients qui pourraient être récalcitrants à la demande du document de vaccination.

«On n’est pas supposé faire les goon du provincial», tranche-t-il, ajoutant qu’il se sent comme un «officier provincial sanitaire».
«Je suis donc un fonctionnaire gouvernemental. J’espère que je serai payé pour ça», termine-t-il sur un ton humoristique.
En moins de 10 minutes, le propriétaire de la microbrasserie a scanné le passeport de deux clients – un papier et un sur téléphone cellulaire – qui ont été refusés par l’application de vérification. Il a tenté à plusieurs reprises d’en faire la lecture, en vain.
«Sûrement des bogues de l’application», croit-il.
En plein achalandage de l’heure du lunch, M. Vaillancourt estime qu’environ 15% des passeports présentés ont été refusés par son application.
«Et il n’y a aucun des passeports en format papier qui fonctionnent. Les codes QR sont souvent trop gros ou les pixels sont éclatés», enchaîne-t-il.
L’un des clients dont le passeport a été refusé a indiqué s’en être servi sans difficulté un peu plus tôt dans la journée.
«Et il a bien fonctionné», rapporte Patrick Pageau.
M. Pageau est, malgré tout, en accord avec la nouvelle mesure.
«C’est un mal nécessaire, mais on voit que ce n’est pas tout à fait à point. Ç’a peut-être été garoché un peu trop vite, finalement», observe-t-il.
Un autre client, Patrick Cormier, pense également que le document de vaccination est un mal nécessaire.
«C’est bien, mais il y a de l’amélioration à faire. Je crois que les choses doivent s’ajuster», indique-t-il.