Un «combine» pour étudier l’option d’aller jouer au hockey aux États-Unis


Benoît Rioux
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Le terrain est aussi glissant qu’une patinoire, mais les organisateurs de la première édition du Hockey Combine Montreal assurent ne pas vouloir alimenter le débat entourant l’exil de certains jeunes hockeyeurs du Québec vers les États-Unis.
Reconnaissant d’emblée qu’il n’avait pas le talent nécessaire pour évoluer dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec à l’époque, Frédérick Hallé, 32 ans, avait lui-même décidé de pratiquer son sport préféré au sud de la frontière.
Aujourd’hui associé à l’entreprise Hockey Students, un service de consultants et de placement pour les athlètes québécois souhaitant étudier et parfaire leur sport à l’étranger, il s’enthousiasme alors que doit avoir lieu un «combine» en présence de plusieurs écoles américaines et ontariennes, du 14 au 16 juin, à Terrebonne.

«On n’est pas là pour avoir un débat, expose l’homme originaire de Repentigny, en faisant la promotion du prochain événement destiné aux athlètes nés entre 2005 et 2012. La possibilité de jouer aux États-Unis est intéressante, mais on ne dit pas qu’il y a une décision qui est meilleure qu’une autre, ça reste un choix personnel. Dans mon cas, ç’a m’avait notamment permis d’aller chercher une certaine maturité.»
Libre choix
C’est le père de Frédérick, Sylvain Hallé, à la tête de Hockey Students, qui a mis sur pied le prochain événement, en collaboration avec l’Université de Boston et le programme Redhawks Hockey. Une très bonne relation établie au fil des ans entre monsieur Hallé et Doug Friedman, directeur des opérations hockey pour le programme masculin des Terriers de l’Université de Boston, explique notamment la présence de cette institution.
«La possibilité de vivre une expérience à l’américaine existe, expose à son tour Sylvain Hallé. On veut donner une option supplémentaire, mais en bout de ligne, ce sont les familles qui choisissent.»
Ça coûte cher!
Frédérick Hallé, qui a notamment évolué dans un «prep school» avant de se retrouver de 2015 à 2017 avec le Collège Daniel Webster, au New Hampshire, en troisième division de la NCAA, ne s’en cache pas: sa famille n’aurait peut-être pas eu les moyens d’emprunter le même parcours dans les conditions actuelles.
Le hockey aux États-Unis, que ce soit dans les «prep schools» ou les universités, n’est pas fait pour toutes les bourses. C’est un peu la même chose, d’ailleurs, pour le Hockey Combine Montreal. Les inscriptions se poursuivent dans les prochaines semaines alors qu’il en coûte 575$ pour prendre part à l’événement, qui comprend des entraînements, des matchs, mais aussi des conférences.
Garçons et filles
Pour ceux qui pourraient être intéressés, autant chez les filles que chez les garçons, le Hockey Combine Montreal rassemblera plusieurs établissements. En plus du prestigieux programme masculin des Terriers de l’Université de Boston, les collèges Hobart et Bowdoin seront notamment représentés en troisième division de la NCAA. Dans la catégorie des «prep schools», on parle de quelques établissements ontariens, puis de l’Académie Norwich Free, au Connecticut.
«Dans un monde idéal, on cherche à avoir 200 inscriptions, a précisé Sylvain Hallé. On aimerait d’ailleurs avoir beaucoup plus de jeunes filles.»