Un coït interrompu pour les partisans des Capitales de Québec?


Benoît Rioux
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Je vous l’annonce en grande primeur: les Capitales de Québec ne gagneront pas un quatrième titre consécutif de la Ligue Frontière de baseball dans une ambiance festive au stade Canac. La magie n’aura pas lieu.
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Une primeur? Pas vraiment...
Car la règle est préétablie: «Lors des années impaires, le vainqueur de la finale de la conférence de l’Atlantique accueille les matchs 1 et 2 de la série de championnat et le vainqueur de la finale de la conférence du Midwest accueille le match 3 et les matchs 4 et 5, s’ils sont nécessaires.»

Plongés au cœur de la fièvre des séries à Québec, ces jours-ci, les Capitales et les Valley-Cats de Tri-City se battent justement pour remporter la finale de l’Atlantique. Si jamais la troupe de l’entraîneur-chef Patrick Scalabrini parvient à l’emporter, elle demeurera à domicile pour disputer les deux premières parties de la grande finale, mardi et mercredi.
Ainsi, advenant un nouveau championnat pour les Capitales, le triomphe aurait inévitablement lieu en Illinois, soit à Schaumburg, puisque les Boomers ont déjà enlevé les honneurs de l’autre demi-finale.
Un système d’alternance
La situation a de quoi faire sourciller certains partisans de Québec, puisque les Capitales ont présenté le meilleur dossier de la Ligue Frontière en saison régulière. Mais on est en 2025, c’est une année impaire. C’est comme ça que ça marche! Le contraire s’applique lors des années paires.
Personnellement, je trouve que la règle est un peu stupide. Au même titre que c’était illogique, l’an dernier, que les Capitales profitent de la situation en accueillant les Wild Things de Washington à partir du match numéro 3 de la finale. Pourtant, l’équipe de Washington avait maintenu une meilleure fiche, soit 65-28, en comparaison avec celle des Capitales (64-31) en saison régulière.

Certes, il n’est quand même pas trop mal de jouer les deux premiers matchs d’une finale à domicile avant de partir sur la route. Plusieurs diront qu’il s’agit même d’un avantage...
Évidemment, une finale composée de deux matchs à domicile, de deux parties à l’étranger et d’un retour à domicile advenant un cinquième et ultime match serait idéale pour le meilleur des finalistes en saison régulière, mais les clubs de la Ligue Frontière préfèrent éviter de voyager autant.
La faute aux défunts Greys
Le système d’alternance tend aussi à favoriser une parité si une conférence est plus faible, comme ce fut le cas lors de l’instauration de la règle avec la présence des Greys d’Empire State, une équipe itinérante qui n’était pas de calibre à l’époque.
Là où j’ai un problème, c’est que les clubs directement impliqués ne sont pas récompensés en fonction de leur rendement. C’était embarrassant pour les Wild Things, en 2024, comme ça pourrait l’être pour les Capitales ou les ValleyCats cette année.
Comme en 2023?
Bref, la situation de 2025 pourrait être semblable à celle de 2023, quand le club de Québec avait dû se rendre à Evansville, dans l’État de l’Indiana, pour soulever le précieux trophée, malgré que les Capitales aient mieux fait que les Otters durant la campagne.
Gagner un championnat à l’étranger, ça reste un heureux problème.

En 2022, la logique avait été respectée. Après avoir dominé la saison régulière, les Capitales avaient bel et bien eu l’occasion de triompher devant leurs fiers partisans. Ça n’arrivera pas cette année... Et encore faut-il que Québec commence par vaincre les ValleyCats dans cette finale de l’Atlantique. Ensuite, viendraient les Boomers. D'abord à Québec, puis à Schaumburg.