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«On ne tutoie pas le président de la République française!»: découvrez quel chroniqueur de Salut Bonjour Week-end a déjà été impoli avec Emmanuel Macron

Richard Turcotte

2026-01-09T05:00:00Z

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Le 11 janvier, c’est la Journée mondiale du merci, la journée de la gratitude. C’est un jour où l'on nous rappelle à quel point remercier, c’est important.

C’est beau, c’est noble... et franchement, si je m’en étais tenu à ça, ça aurait fait un article très propre, très linéaire, très sage. Mais vous commencez à me connaître.

En fait, j’ai eu envie de faire exactement le contraire: une chronique où l'on se raconte la fois où on a été impoli. Oui, impoli! Bête, sec, mal luné. Le moment où le contraire du «merci» s’est manifesté de façon, disons... corrosive.

L’impolitesse, ça ne tombe pas du ciel. Ça se fabrique, ça s’accumule, ça se déclenche. Souvent, ça parle beaucoup plus de nous que de la personne à qui on s’adresse.

Peut-être qu’en regardant nos propres dérapages avec un peu de lucidité – et d’humour –, on va se remercier (oui, se remercier) d’avoir envie d’être un peu plus polis.

Quand la patience fond au soleil

J’étais au Mexique et j’attendais au comptoir de location de voitures. Il y a deux heures d’attente au comptoir. Les autres clients deviennent excessivement impatients. Ça met la table pour la suite.

Deux jours plus tard, fin de journée à la plage, on retourne à l’auto... qui ne démarre plus. J’appelle la compagnie de location. Attente interminable pour finalement me faire annoncer qu’on va m’envoyer une dépanneuse et une autre voiture, mais... on sait pas quand.

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Les heures passent. Ma famille retourne à la «casa» pour aller se coucher. Moi, je reste dans l’auto. J’appelle la compagnie à quelques reprises. À la dernière tentative, je pète les plombs. J’ai été impoli en français, en anglais, en espagnol... et dans la langue de tous les saints: le québécois!

Une contravention qui fait déraper

Alexandre Dubé, lui, a déjà manqué de politesse envers un superviseur responsable de la signalisation, après avoir reçu une contravention de stationnement. «Il faisait simplement son travail. Je me suis défoulé sur son superviseur.» C’est vrai que parfois, avec tous les panneaux indicateurs, il est parfois difficile de savoir si on peut se stationner ou pas! «Regardez la photo ci-jointe... Si vous jugez que je n’avais pas le droit de me stationner, j’irai m’excuser!»

Alors, est-ce que vous pouvez vous stationner à cet endroit?
Alors, est-ce que vous pouvez vous stationner à cet endroit? Photo fournie par Alexandre Dubé

Tutoyer Macron

Patrick Langlois a collaboré en 2018 avec Global Citizen, un organisme international dont la mission est de contribuer à éradiquer la pauvreté extrême en mobilisant les gouvernements. «Un jour, je reçois un appel complètement inattendu. On me demande d’animer un panel... aux Nations Unies.»

On lui dit que les services secrets de trois pays ont déjà approuvé sa candidature. Rien pour faire baisser son niveau de nervosité...

Le panel réunit le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, le président de la France, Emmanuel Macron, et celle qui était alors première ministre du Royaume-Uni, Theresa May.

Patrick Langlois, flou au premier plan, avec Justin Trudeau, Emmanuel Macron et Theresa May.
Patrick Langlois, flou au premier plan, avec Justin Trudeau, Emmanuel Macron et Theresa May. Photo fournie par Patrick Langlois

«Je mets mon plus bel habit. Je me remémore le décorum appris au collège. Posture droite, ton posé, respect absolu.»

Le panel se déroule parfaitement, puis les trois chefs quittent la salle. «En passant devant moi, Emmanuel Macron me serre la main et me lance, très simplement: Merci, bonne journée. Moi, sans réfléchir, par pur réflexe, je lui réponds: Toi aussi. 

«Comme dit le personnage de Monsieur Pignon dans le célèbre film Le dîner de cons: “Ah la boulette. Ah oui, j’ai fait la boulette.”»

«On vouvoie, on respecte et ON NE TUTOIE PAS LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE! »

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