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Un choix tardif du CH qui rêve de jouer devant la foule du Centre Bell : « Je suis prêt à tout pour faire ma place »

Photo fournie par Steve Dunsmoor/LCH
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2026-05-25T19:30:00Z

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KELOWNA | C’est plus fort que lui : chaque fois qu’il regarde un match du Canadien en séries éliminatoires, Andrew MacNiel ne peut s’empêcher de rêver que c’est lui qui déambule dans le couloir menant à la patinoire du Centre Bell, au son d’une foule surexcitée.

Le choix de sixième tour du Tricolore en 2025 a encore beaucoup de chemin à parcourir avant de pouvoir espérer revêtir l’uniforme du CH. Mais ça ne l’empêche pas de rêver.

Parce qu’il l’a vécu, à plus petite échelle certes, lors du camp des recrues.

« On a joué des matchs devant un aréna rempli, ce qui n’arrive nulle part ailleurs. De jouer devant autant de gens, ça te donne faim, tu veux revivre ça chaque soir. Tu veux avoir la chance de jouer devant autant de gens et c’est une énorme motivation pour moi », lance le défenseur à caractère défensif des Rangers de Kitchener.

MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL
MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL

Et Lane Hutson n’a pas à voir peur pour sa job : si MacNiel parvient à atteindre la LNH, ce ne sera pas en raison de ses prouesses offensives ou de sa capacité à diriger un avantage numérique.

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Son entraîneur-chef, Jussi Ahokas, sourit, d’ailleurs, quand on lui demande de nous parler de son défenseur no 43.

« Il bloque des tirs, il joue physique et est très bon défensivement. C’est un gars qui va dans les endroits difficiles et c’est tout un joueur d’équipe. »

Développement tardif

MacNiel a grandi dans la petite ville de Cobourg, à 120 km à l’est de Toronto. Puisqu’il n’y avait pas de programme de hockey mineur d’élite près de chez lui, il a plutôt fait ses premiers pas dans les ligues récréatives de sa région. Ce n’est que vers l’âge de 13 ou 14 ans que ses parents ont accepté de l’inscrire dans un programme AAA, constatant son potentiel.

« Je ne serai jamais assez reconnaissant envers mes parents et je leur dois beaucoup. Ils ont passé plusieurs soirées sur la route et je ne pourrai jamais assez les remercier pour leurs sacrifices. »

Des sacrifices qui ont payé puisqu’après avoir été repêché en quatrième ronde dans l’OHL, il est devenu un espoir de la LNH en juin 2025 quand le Tricolore l’a réclamé au 189e rang de la sixième ronde.

L’ADN d’un travaillant

Même s’il a fait son entrée dans le monde du hockey d’élite plus tard que plusieurs jeunes hockeyeurs de talent, MacNiel ne croit pas que son développement en a été affecté, au contraire. C’est peut-être même ce qui lui a permis de devenir le défenseur qu’il est.

« Ç’a toujours fait partie de mon ADN. J’ai grandi avec deux grands frères et ça m’a forcé à m’endurcir si je voulais être capable de rivaliser avec eux. C’est ce qui fait que je suis le joueur que je suis aujourd’hui. J’ai toujours été un peu sous-estimé, mais je suis prêt à tout pour faire ma place. »

Et, qui sait, peut-être qu’un jour cette place sera sur la patinoire du Centre Bell.

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