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Un champion français de la Coupe du monde amoureux du Québec

Mathieu Belanger
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-10-02T22:48:39Z

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Champion de la Coupe du monde pour une deuxième année consécutive et une 4e fois en carrière, le descendeur français Loïc Bruni est en amour avec le Québec et il n’écarte pas la possibilité de s’y installer au terme de sa carrière.

Invité à Bromont par le directeur du Centre d’excellence du vélodrome Sylvan Adams, Nicolas Legault, avec qui il s’est lié d’amitié, Bruni s’est amusé comme un petit fou en compagnie des jeunes cyclistes de la région avant de se pointer à Québec pour la Coupe du monde. 

«Je me sens comme à la maison, a-t-il raconté. J’ai effectué mon premier voyage au Québec alors que mon père participait au championnat des maîtres de vélo de montagne à Bromont.»

Au gré de ses sorties en vélo, Bruni a découvert quelque chose de spécial. «Les jeunes ont une vraie passion pour le vélo de montagne, a-t-il souligné. J’ai adoré l’ambiance, le style de vie et les grands espaces. C’est la première fois que ma copine m’accompagnait au Québec et on s’est dit qu’on aimerait habiter un jour ici. Je n’ai toutefois jamais connu l’hiver.»

«Nous avons été fort occupés, mais j’étais déçu de partir, d’ajouter le natif de Nice. On y sera de retour quelques jours après la Coupe du monde avant de rentrer en France.»

Différent de la France

Le coureur de 30 ans de la formation Specialized a noté une différence très importante avec la France. «Je n’ai pas vu souvent une telle ambiance. Possiblement jamais. J’ai été impressionné par les jeunes. Ils aiment courir, mais ils apprécient aussi tous les autres aspects. J’ai assisté à une classe-école. Les jeunes tombaient parfois et ils rigolaient. En Europe, c’est très différent. C’est compétitif tout le temps en France et les jeunes ont moins de plaisir.»

«Tout respirait le vélo, d’ajouter Bruni. J’avais l’impression de vivre dans une balle magique.»

Déjà assuré de remporter le titre au cumulatif de la Coupe du monde, le descendeur veut néanmoins bien faire, mais le stress est complètement disparu. «J’ai demandé si j’étais obligé de participer à la dernière épreuve de la saison, a-t-il raconté. C’était toutefois une blague. Le Mont-Sainte-Anne est l’une des étapes que je préfère sur le circuit et j’aime beaucoup le parcours. Je me sens comme à la maison. Les spectateurs seront peut-être déçus que le champion soit déjà connu. Il faudra voir si je peux bien faire et aller vite, même sans pression.»

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