Un canoéiste québécois quitte l’équipe canadienne pour retrouver son club dans l’espoir de se qualifier pour les Jeux olympiques de Paris


Richard Boutin
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À moins de deux mois des sélections olympiques, le canoéiste Alix Plomteux a pris une décision importante en quittant l’équipe nationale basée en Nouvelle-Écosse pour retrouver son entraîneur et son club à Lac-Beauport.
Plomteux estime que le contexte se prêtait bien à un retour à la maison. «C’est une grosse décision de quitter l’équipe nationale et j’ai pris le temps de réfléchir, a-t-il raconté. Après m’être concentré sur le C-2 depuis trois ans, le focus est maintenant sur le C-1 dans l’espoir de me qualifier pour Paris et c’était un bon moment d’apporter le changement.»
Plomteux se plaît dans un environnement qu’il connaît bien. «J’ai retrouvé mon entraîneur, mon lac, ma famille et je me sens mieux, a-t-il résumé. Je n’ai pas quitté l’équipe nationale parce que l’entraînement n’était pas bon, mais parce que j’avais besoin d’un changement.»
Un départ en bons termes
Plomteux assure qu’il est demeuré en bons termes avec les entraîneurs de l’équipe canadienne. «Ils étaient tristes de mon départ, mais ils comprennent ma décision, a-t-il affirmé. Ils continuent de m’aider à distance même s’ils auraient préféré que je reste en Nouvelle-Écosse. Si je me qualifie pour les Jeux, je me vois retourner là-bas pour la préparation finale.»
En compagnie de son coach Frédéric Loyer, Plomteux a apporté quelques changements. «Nous avons fait un bon pas vers l’avant en apportant certains changements, a-t-il expliqué. J’ai hâte d’essayer ça en course.»
Un gros défi l'attend
Les Essais se dérouleront du 21 au 23 juin, au Bassin olympique de l’île Notre-Dame, et un gros défi attend Plomteux qui doit vaincre Connor Fitzpatrick à deux reprises en C-1 1000m pour obtenir son billet pour la Ville Lumière.
«Ça va être un gros défi de le battre parce qu’il a dominé la scène canadienne solo depuis plusieurs années, a-t-il reconnu, mais ce n’est pas impossible. Je ne l’ai jamais battu sur 1000m, mais je me suis rapproché de lui lors des premiers Essais en Californie.»
Le C-1 1000m sera disputé vendredi. Dans l’éventualité où le Néo-Écossais ne remporterait pas la victoire, le vainqueur croiserait le fer avec Fitzpatrick dans un duel à deux dimanche matin pour déterminer qui se qualifiera pour Paris. Fitzpatrick possède une longueur d’avance parce qu’il a remporté les premiers Essais.
«À l’exception de Connor, nous sommes tous dans le même bateau. Connor est le favori, mais je ne me bats pas seulement contre lui. Il y a d’autres bons canoïstes.»
Deux épreuves dans la mire de Poulin
Le quatuor formé de Pierre-Luc Poulin, Laurent Lavigne, Nicholas Matveev et Simon McTavish tentera de confirmer sa participation aux Jeux en K-4 500 dès vendredi matin. Les deux embarcations s’affronteront dans un duel disputé au meilleur de trois courses. Vincent Jourdenais, Mathieu Gilbert et Nathan Koné, du club de Trois-Rivières, ainsi que Brian Malfesi tenteront de freiner les plans de l'olympien de Tokyo.

Poulin et McTavish tenteront aussi de se qualifier en K-2. «On veut démontrer que les premiers essais en Californie ont été une erreur de parcours, a souligné Poulin. On a voulu aller trop vite trop tôt dans la saison et ça nous a coûté cher.»
«On ne se concentre pas sur la victoire, mais on veut faire une course digne d’une finale olympique et démontrer que ça vaut le coup de mettre des efforts dans cette épreuve pour les Jeux, de poursuivre Poulin. On a des choses à prouver. On a bien fait en solo en Coupe du monde avec deux top 10 et ces résultats nous ont donné confiance.»