Un canoïste québécois franchit la première étape dans son objectif de se qualifier pour les Jeux olympiques de Paris


Richard Boutin
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Le canoïste Alix Plomteux a franchi avec succès la première étape de son parcours le menant aux Jeux olympiques de Paris.
En compagnie de son partenaire Craig Spence, de la Nouvelle-Écosse, Plomteux a remporté, jeudi, l’épreuve du C-2 500m disputée dans le cadre des premières sélections canadiennes à San Diego. Les sélections avaient débuté le 1er avril.
Conscient du travail qui reste à faire, le canoïste du club de Lac-Beauport appréciait le moment. «Nous avons réussi une très bonne course et démontré que nous étions de calibre international, a-t-il mentionné. Ce fut une victoire décisive sans hésitation. Nous avons démontré que nous étions la meilleure équipe.»
Présent à San Diego pour les sélections, Frédéric Loyer a salué la performance de son protégé. «Il y a deux embarcations qui vont très vite au Canada et les courses étaient toujours serrées, mais Alix et Craig ont gagné avec brio les essais, a raconté l’entraîneur-chef du club de Lac-Beauport. Ce fut très serré entre les deux en 2023, mais il n’y a pas eu de photo finish cette fois-ci. Il n’y a pas de discussions possibles.»
Sélections continentales
Sans cette victoire, l’objectif de participer aux Jeux de Paris se serait envolé en fumée. La prochaine étape se passera à Sarasota en Floride à l’occasion des sélections continentales du 23 au 25 avril qui servira aussi de championnat panaméricain.
«On doit remporter les sélections continentales pour qualifier le C-2 canadien, a expliqué Plomteux. C’est important pour nous, mais aussi pour toute l’équipe canadienne qui comptera un athlète de plus à Paris si on gagne. Cuba et le Brésil seront nos deux principaux rivaux.»
Un choix déchirant
Dans l’éventualité d’une victoire, Plomteux et son partenaire ne pourraient pas sabler le champagne encore puisque les représentants canadiens en C-2 seront connus uniquement à la Coupe du monde de Szegeg en Hongrie du 10 au 12 mai.
Le Canada s’est placé dans une situation délicate en ne parvenant pas à qualifier le C-2 au championnat mondial l’an dernier. Sa 10eplace n’a pas suffi. Le Canada doit maintenant passer par le repêchage continental et pourra miser sur un maximum de deux canoïstes dans la Ville lumière au lieu de trois s’il s’était qualifié au mondial 2023, ce qui menera à une lutte interne.
«Comme ce fut le cas en 2012 avant les Jeux de Londres, Canoë Kayak Canada (CKC) pourrait devoir trancher entre deux embarcations, a expliqué Loyer. CKC devra déterminer qui du C-2 ou du C-1 (Connor Fitzpatrick) a les meilleures chances de succès aux Jeux. La Fédération pourrait même attendre aux sélections nationales du 21 au 23 juin à Montréal pour trancher si c'est trop serré.»
À l’instar du C-2, Fitzpatrick doit bien faire en Floride dans deux semaines. Il doit terminer parmi les deux premiers pour maintenir ses chances de se qualifier pour Paris.
En plus de sa victoire en C-2, Plomteux a bien fait en solo avec une victoire sur 500m et une deuxième place sur 1000m. «Cette victoire m’a mis en confiance pour le C-2 et placé sous le stress nos adversaires.»
En K-2 500m, Pierre-Luc Poulin et son partenaire Simon McTavish n’ont pu faire mieux qu’une 3e place. Laurent Lavigne et Nicholas Matveev ont remporté la victoire. Le Canada étant assuré d’être à Paris en K-4, Poulin possède encore de très bonnes chances de se qualifier pour ses deuxièmes Jeux après ceux de Tokyo en 2021. En solo, Poulin a terminé au 2e rang sur 500m et au 3e échelon sur 1000m.