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Un Canadien ayant appris le golf sur YouTube termine au 5e rang d’un grand championnat du circuit de la PGA

La recrue Sudarshan Yellamaraju a gravi les échelons du golf professionnel en apprenant les techniques du sport sur le web

Photo Getty Images via AFP
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2026-03-16T11:22:03Z

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Tous les chemins mènent à Rome, veut le dicton. Il n’est toutefois pas aussi évident pour atteindre le circuit de la PGA. Le Canadien Sudarshan Yellamaraju en est la preuve en chair et en os. Ayant appris les rudiments du golf en regardant des vidéos de Tiger Woods, Rory McIlroy et Adam Scott sur YouTube avec son père, il a déjoué tous les pronostics en se faufilant jusqu’au cinquième rang du prestigieux Championnat des joueurs, ce week-end.

• À lire aussi : PGA : Cameron Young remporte le Championnat des joueurs

De surcroit, le golfeur de 24 ans est parvenu à écrire ce chapitre de sa jeune carrière au diabolique Stadium Course du TPC Sawgrass à seulement son huitième départ sur le circuit.

Ayant résisté de justesse au couperet vendredi soir en réalisant trois oiselets à ses cinq derniers fanions, il disait vouloir livrer son meilleur jeu durant le week-end. Il y est parvenu en grimpant à grande vitesse le peloton grâce à une carte de 66 (-6), samedi. Et en ronde finale, ses deux seuls bogueys du week-end commis sur le retour l’ont empêché de s’approcher davantage de l’éventuel champion, Cameron Young.

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Avec un score cumulatif de -9, Yellamaraju a pris le 5erang à égalité avec une autre étoile très brillante du circuit, Ludvig Aberg, et Jacob Bridgeman, quatre coups derrière l’Américain.

Selon les statistiques finales du Players sur le redoutable Stadium Course, le gaucher de 6 pi et 175 livres a dominé des tertres avec ses frappes moyennes de 311,2 verges (2e) et l’efficacité de son fer droit (5e).

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Cheminement unique

À 4 ans, le natif de l’Inde est débarqué à Winnipeg. Deux ans plus tard, il s’élançait avec de vieux bâtons de location, « trop longs pour ses petites mains », au dôme local. Trois ans plus tard, il a reçu son premier équipement complet et à son premier tournoi junior, il a remis une carte de 101. Sa dernière au-dessus de 100 !

C’est avec son père Suresh, un ancien joueur de cricket qui a compris la mécanique de l’élan et du transfert de poids, qu’il a appris les techniques de son sport. Ils ont observé attentivement et décortiqué le jeu des vedettes comme Woods, McIlroy et cie sur YouTube et à la télévision afin de progresser. Dans le champ de pratique et sur le parcours, ils ont répliqué ce qu’ils avaient regardé.

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Après un déménagement dans la grande région de Toronto à l’adolescence, il a remporté le championnat provincial amateur de l’Ontario à 16 ans.

« Il y a eu beaucoup d’essais et d’erreurs, a raconté Yellamaraju en Floride. Nous nous sommes adaptés et nous avons appris à appliquer ce qui fonctionne. Je suis un golfeur de sensations. Après tout, il suffit de jouer et de le faire comme tu peux. »

À 19 ans, faute de bourses collégiales assez alléchantes, il a évalué les options et décidé de devenir professionnel en continuant d’appliquer sa recette.

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Une étape à la fois

Yellamaraju a cheminé vers la crème de l’élite mondiale du golf en évoluant durant quatre ans sur le circuit canadien et l’antichambre de la PGA, le Korn Ferry Tour (KFT). L’an dernier, avec une victoire en poche dès sa deuxième sortie de la saison, sa 19e place finale au classement général du KFT lui a permis de ravir l’une des 20 cartes disponibles sur le PGA Tour.

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Tout ça, sans une seule véritable leçon. Les instructeurs de la formation nationale, Derek Ingram et Louis Melanson l’ont épaulé dans son cheminent.

« Sa famille et lui ont une histoire incroyable. Ils ont réussi par eux-mêmes, contre toute attente, a indiqué l’entraineur-chef d’Équipe Canada, Derek Ingram, en entrevue avec Le Journal. Cette histoire a bien fonctionné pour eux. »

« Je sais que je peux rivaliser et être compétitif, a certifié Yellamaraju en point de presse après sa 5e place au Players. J’ai très confiance en moi. Cette confiance fondée sur les résultats n’a aucun égal. Quand tu réussis quelque chose, tu sais que tu peux le refaire ou le battre. Je cherche à me surpasser. »

Avec sept départs derrière la cravate et cette splendide performance à Sawgrass, le Canadien compte déjà trois tops 20 à sa saison recrue.

Ce talent né de l’univers social en ligne est dorénavant un phénomène YouTube

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