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Un botteur mexicain dont personne ne parle

Jose Carlos Maltos, à l'entraînement, avec les Alouettes.
Jose Carlos Maltos, à l'entraînement, avec les Alouettes. Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2024-09-08T19:14:50Z

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À moins de réaliser un placement vainqueur à la dernière seconde, comme ce fut le cas pour le Québécois Felipe Forteza avec le Rouge et Or de l’Université Laval au cours du récent week-end, un botteur fera surtout parler de lui lorsqu’il rate son coup. Signe que Jose Carlos Maltos fait admirablement bien son travail, il est un héros dans l’ombre pour les Alouettes de Montréal cette saison.

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Appelé à remplacer au pied levé David Côté, blessé au début du mois de juillet tout juste avant le cinquième match de l’équipe, le botteur mexicain répond à l’appel. Si bien qu’il est en voie de se faire un nom pour occuper l’un des rares postes à sa position dans la Ligue canadienne de football. Que ce soit avec les Alouettes ou ailleurs...

«Jose est extrêmement solide et il joue comme un partant dans la LCF», a lui-même tranché Byron Archambault, adjoint à l’entraîneur-chef et coordonnateur des unités spéciales chez les Alouettes. «C’est rare d’avoir une opportunité comme celle-là dans ta carrière et il en profite.»

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«Il n’y a que neuf équipes dans cette ligue, donc neuf botteurs réguliers pour des placements, et Jose fait tout ce dont il a besoin pour intéresser son équipe, mais aussi les autres formations», a avancé Archambault, en toute transparence. «C’est comme ça que ça fonctionne dans le monde du football: il y a un nombre d’emplois limité et Jose se démarque présentement.»

Et de 14!

En ayant réussi ses 14 derniers placements, dont trois en autant de tentatives dans la défaite de 37 à 23 contre les Lions de la Colombie-Britannique vendredi dernier, Maltos présente la meilleure séquence du genre actuellement dans la LCF. Évidemment, il est encore très loin de l’intouchable record de Lewis Ward, qui avait réussi 69 placements sans en rater un seul en 2018 et 2019, mais le Mexicain impressionne.

Jose Carlos Maltos porte le numéro 72 avec les Alouettes.
Jose Carlos Maltos porte le numéro 72 avec les Alouettes. Photo Martin Chevalier

«Je ne regarde pas ce type de statistique, j’essaie simplement d’y aller un botté à la fois», a commenté Maltos. «C’est ma façon de penser, je ne me soucie pas des chiffres. Si je réussis mes bottés, je vais être correct.»

Pour l’équipe

Maltos compte un total de 19 placements en 21 tentatives depuis le début de la saison pour un excellent taux d’efficacité de 90,5%.

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«C’est toujours difficile de perdre un match, mais je tente de contrôler ce que je peux contrôler et dans mon cas, ce sont les bottés quand l’équipe a besoin de moi», a indiqué Maltos, à la suite du revers contre les Lions. «J’essaie de faire de mon mieux pour l’équipe à chaque fois que je suis sur le terrain et ce sera la même chose au prochain match.»

Les Alouettes (10-2) joueront leur prochaine rencontre à Calgary, samedi, face aux Stampeders (4-8).

Du ballon rond au ballon ovale

Aujourd’hui âgé de 33 ans, le Mexicain Jose Carlos Maltos a un parcours fascinant, lui qui a d’abord joué au soccer et qui, entre deux bottés dans l’uniforme des Alouettes, occupe également un emploi de courtier immobilier dans la région de Playa del Carmen.

«Je me souviens de quelques beaux buts que j’ai marqués, mais pas plus que ça», a noté Maltos, avec le sourire. «J’ai grandi en jouant au soccer durant toute mon enfance jusqu’à ce que je fréquente l’école secondaire. C’est alors que j’ai changé pour le football.»

Jose Carlos Maltos
Jose Carlos Maltos Martin Chevalier / JdeM

L’athlète a même goûté brièvement à la NFL, en 2013, quand il a obtenu un essai avec les Saints de La Nouvelle-Orléans.

«Tout le monde l’aime»

Ayant ensuite joué au football au Mexique, avec les Fundidores de Monterrey, il est passé à la LCF en 2018.

«C’est un gars qui met le temps et les efforts pour s’améliorer continuellement», a résumé Byron Archambault, coordonnateur des unités spéciales chez les Alouettes. «Il travaille sur une variété de bottés, comme on a pu le voir, avec le botté surprise [au quatrième quart contre les Lions]. Ce sont des bottés qui arrivent plus rarement, mais que tu te dois de répéter à l’année longue à l’entraînement.»

Byron Archambault, adjoint à l'entraîneur-chef et coordonnateur des unités spéciales avec les Alouettes de Montréal.
Byron Archambault, adjoint à l'entraîneur-chef et coordonnateur des unités spéciales avec les Alouettes de Montréal. Photo Martin Chevalier

«Il remplit son arsenal de différents bottés, ce qui en fait un sérieux soldat», a ajouté Archambault. «C’est aussi une personne extraordinaire. Il est très humble, travaillant et motivé. Tout le monde l’aime dans le vestiaire.»

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