Un bon défi attend les jeunes joueurs de la ligne défensive du Rouge et Or


Richard Boutin
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Deux ailiers défensifs de première année du Rouge et Or de l’Université Laval auront un double défi, samedi, alors qu’ils vivront leur baptême de feu de la Coupe Dunsmore.
Loïc Brodeur et Natan Charron sont bien conscients du défi qui se dresse devant eux alors que les Carabins de l’Université de Montréal se pointeront au PEPS avec leur quart-arrière vedette Jonathan Sénécal, qui peut causer de lourds dommages autant avec son bras qu’avec ses jambes.

Le vétéran ailier défensif William Quenneville sera aussi une pièce importante du casse-tête de la ligne défensive. Les trois feront partie d’une rotation.
«C’est un bon contrat qui n’est pas facile et c’est pourquoi on met tous les efforts nécessaires pour bien se préparer, a souligné Brodeur, qui a mérité un poste de partant depuis le match numéro 3 à McGill. Nous n’avons pas de superstar sur la ligne défensive, mais nous avons tous les atouts pour contenir le quart-arrière dans la pochette.»
Un équilibre pas facile à trouver
L’équilibre est difficile à trouver entre exercer de la pression suffisante sur un quart-arrière mobile afin qu’il n’ait pas trop de temps pour découper la ligne tertiaire et réussir en même temps à le maintenir dans la pochette protectrice afin qu’il ne déborde pas pour obtenir de longs gains par la course.
«Il ne faut pas être trop excité quand on pense avoir une chance de le plaquer, a expliqué Brodeur. Ça peut être tentant, mais il faut faire attention et respecter son assignation. Tu ne veux pas lui permettre de sortir de la pochette et lui donner des jeux faciles.»
Charron croit que le Rouge et Or mise sur les éléments qui lui permettront d’être en mesure de se rendre au pivot des Bleus. «Nous avons tous les atouts, a-t-il affirmé. Nous avons de la vitesse à l’extérieur et de la puissance à l’intérieur pour mettre de la pression sur le quart-arrière.»
Travail d’équipe
Les deux ailiers défensifs assurent qu’il est primordial que personne ne veuille jouer les héros ou ne fasse le boulot d’un coéquipier. «Il faut faire notre 1/12, a expliqué Charron. On a tous un travail à faire pour être capables de contenir le quart-arrière. Si on respecte nos assignations, on évite d’accorder des jeux explosifs.»
«Il faut jouer en unité, poursuit le produit des Élans de Garneau, qui a pris du galon dans la hiérarchie de la ligne défensive au fil des semaines. Il faut faire confiance à nos coéquipiers et ne pas jouer pour deux.»
Les deux recrues sont excitées de disputer leur première Coupe Dunsmore. «C’est excitant, a souligné Charron. C’est un gros match et une grosse rivalité. C’est un privilège de jouer ce match à la maison devant nos partisans qui embarquent à 100%. Le stress n’est pas toujours négatif si tu l’accueilles bien. On doit trouver notre plaisir.»
Brodeur abonde dans le même sens. «Oui, il y a un certain stress, a-t-il convenu, parce que tu veux bien faire et gagner. Tu veux t’amuser aussi, ce que nous avons fait du début à la fin lors du premier match de la saison contre Montréal.»